Situation nationale : Le CED demande la suppression de la Haute Cour de Justice et de la Justice militaire

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Situation nationale : Le CED demande la suppression de la Haute Cour de Justice et de la Justice militaire

« Le Burkina Faso, pays des hommes intègres va mal », selon le coordinateur régional du Cadre d’Expression Démocratique, James Dembélé. Ainsi, la tenue de cette assemblée générale du CED à Bobo-Dioulasso, a permis de mettre les militants et sympathisants du parti au diapason de l’information afin d’interpeller les autorités politiques, religieuses et coutumières sur les questions nationales. Une manière pour eux de contribuer à l’éveil de conscience des Burkinabè.

La question de l’incivisme, d’une réconciliation nationale, de la relance économique au niveau des Hauts-Bassins, et même la question du tribunal militaire et de la Haute Cour de justice ont constitué les temps forts de cette rencontre.
Selon Pascal Zaida, coordonnateur national du CED, l’incivisme a atteint un point jamais égalé au Burkina Faso. « Et cela a été encouragé par le pouvoir en place car on aurait entendu que c’est Salif Diallo et Simon Compaoré qui auraient dit à la population de casser tout et de bruler tout pour que le démon quitte Kosyam », a t-il laissé entendre.

Situation nationale : Le CED demande la suppression de la Haute Cour de Justice et de la Justice militaireSelon lui, au Burkina Faso, un pays qui se dit insurgé ne peut se retrouver avec trois juridictions. A cet effet, il demande la suppression de la Haute Cour de justice et du tribunal militaire et le reversement de tous les dossiers à la justice qui va trancher. « Nous ne voulons pas trois juridictions dans un état de droit. On a besoin d’une seule juridiction au Burkina Faso », affirme t-il.

« La Haute Cour de justice a été créée en 1995 pour juger les autorités politiques mais, elle n’a jamais jugé et ce n’est que sous la transition qu’ils ont voulu la rendre fonctionnelle et comme ils n’ont pas été vigilants, ils ont fait tout avec leur esprit de vengeance et de méchanceté en violant la constitution et le droit international (…), C’est un scandale que de laisser des députés siéger dans une juridiction dans un pays où on parle des séparations des pouvoirs », s’est dit scandalisé le coordonnateur national. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Romuald Dofini
Lefaso.net

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