Situation nationale « Il faut que tous les Burkinabè redescendent sur terre (…) », Pascal Zaïda

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Situation nationale  « Il faut que tous les Burkinabè redescendent sur terre (…) », Pascal Zaïda

La Coordination des OSC pour la patrie (COP), représentée par le Cadre d’expression démocratique (CED) et le M21, a livré ce vendredi 6 décembre 2019, sa lecture de la situation nationale. C’était au cours d’une conférence de presse.

« Voici quatre années que la galaxie conduite par le MPP et ses alliés putatifs ont sifflé la fin de la cohésion nationale en nous embarquant vers de désastreuses situations sécuritaire, socioéconomique et politique », a noté, d’entrée de jeu, le coordonnateur du Cadre d’expression démocratique (CED), Pascal Zaïda. En effet, les conférenciers soutiennent que le régime actuel constitue le véritable problème du pays. D’où cet appel des Burkinabè à « redescendre sur terre », car disent -ils, « les hommes en qui ils ont placé leur confiance et porté au pouvoir sont loin d’être ceux qui se vantaient d’être munis de compétences hors pairs ».


A les entendre, la déception et la désaffection des citoyens sont en train de prendre de l’ampleur. « Il ne peut d’ailleurs en être autrement, lorsqu’on a à la conduite de la politique du gouvernement, des hommes incompétents, complètement en déphasage avec les réalités du pays et qui ne jurent que par le bréviaire des amitiés et autres affinités cupides », a renchéri le coordonnateur du CED.

Réagissant sur la question sécuritaire, Pascal Zaïda clame que le recrutement des volontaires est un projet mort-né. « On dit que des volontaires seront recrutés ; sur quelle base ces volontaires seront recrutés et quelle sera leur formation. C’est peut-être une milice qu’ils sont en train de mettre en place pour appuyer les Koglwéogo et livrer le pays dans une guerre civile », a-t-il laissé entendre. Et d’ajouter que « les militaires demandent des moyens conséquents pour travailler, mais ils ont préféré aller faire un festin à Tenkodogo ».


Dans la même dynamique, Marcel Tankoano a soutenu que l’opération Otapuanu a été un échec cuisant dans la région de l’Est. « Depuis le 8 mars 2018, la région de l’Est dans son ensemble vit sous couvre-feu » , note-t-il. Pour lui, les Burkinabè sont arrivés à un niveau où la vie humaine est banalisée. « Depuis plus de dix jours, à 45 km de Fada, dans des villages comme Natoibouani, Konkoufanou, Nagré, les gens sont en train de fuir les terroristes. Jusque-là, le gouvernement est incapable de nous dire combien de morts on dénombre. Il en est de même de l’attaque de Boungou. Aujourd’hui, dans le Sahel et le Nord, on pense qu’il n’y a plus rien parce que les informations ne viennent pas. Nous sommes arrivés à un niveau où la mort ne dit plus rien à quelqu’un », a-t-il indiqué.

Soutenant qu’il est temps de mettre fin aux mensonges maladroits, les conférenciers estiment qu’il est temps pour nos autorités de prendre le peuple burkinabè au sérieux. Ce, d’autant plus que la cinquième année du pouvoir de Roch Kaboré verra, selon eux, « un gouvernement moins capable qui tentera de séduire, d’amadouer la population pour espérer sa clémence aux prochaines échéances électorales ».

Nicole Ouédraogo

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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