Situation nationale : C’est maintenant qu’il faut puiser dans les valeurs endogènes pour résoudre les crises (Dialogue Sans Frontières)

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Situation nationale : C’est maintenant qu’il faut puiser dans les valeurs endogènes pour résoudre les crises (Dialogue Sans Frontières)

Cohésion sociale et vivre-ensemble. C’est ce sur quoi, l’association Dialogue Sans Frontières (en abrégé Dialogue) va jeter son dévolu à travers un symposium international prévu du 7 au 10 novembre 2019 dans la capitale burkinabè. L’information a été donnée ce mardi, 10 septembre 2019 à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse.

Ces dernières années, le Burkina Faso est mis à rude épreuve par les attaques qui secouent une partie de son territoire avec entre autres conséquences, des milliers de personnes déplacées, de nombreuses pertes en vies humaines et un vivre-ensemble entamé. Mais, foi de Dialogue, le pays est nanti de ses hommes, femmes et leurs valeurs d’intégrité et de travail.

« Il est également riche de ses acteurs associatifs, institutionnels, économiques, culturels, religieux, traditionnels et ses citoyens, mais aussi d’initiatives et d’intelligences collectives », croient également les responsables de l’organisation, dirigée par l’ancien ministre de la Culture, ancien ambassadeur, Filippe Savadogo.

Face aux menaces exogènes et violences internes, l’enjeu est donc de poursuivre et de persévérer dans l’unité nationale, accentuer également la mobilisation, la participation, les échanges entre les forces vives, les couches sociales qui cohabitent au Burkina, estiment-ils.

C’est dans cet idéal que s’inscrit le symposium international de Ouagadougou qui va réunir, pendant quatre jours (7-10novembre 2019), des sommités nationales et internationales autour de la thématique sociale. L’objectif de cette assise internationale de Ouagadougou est de renforcer la cohésion sociale par la promotion de la culture de la paix entre les communautés vivant au Burkina Faso.


« Nous devons fédérer nos efforts pour regarder ensemble dans la même direction », lance d’ores et déjà M. Savadogo, précisant que le projet de Ouagadougou est encouragé par le président du Faso, le gouvernement et les partenaires.

« Si les guerres prennent naissance dans l’esprit des hommes et des femmes, c’est dans l’esprit des hommes et des femmes qu’on doit mettre les barrières pour cultiver la paix. En d’autres termes, l’éducation est très importante dans la culture de la paix, qui est prônée par l’UNESCO, mais qui est née quelque part à Yamoussoukro ; donc venant d’Afrique. Il y a également cette dimension du développement (on dit ventre vide n’a pas d’oreilles), nous devons aussi cultiver et regarder les valeurs culturelles positives de notre peuple, pour voir comment nous voulons atteindre les segments du développement », s’attarde l’ancien ministre de la Culture, Filippe Savadogo. Il recommande de savoir compter d’abord sur « nos propres forces, nos propres valeurs ».

Selon Klaus Grütjen, représentant régional pour l’Afrique de l’Ouest de la Fondation Hanns Seidel (organisation allemande), partenaire au projet, dont il n’a de cesse magnifier la pertinence, c’est le chemin par lequel il faut passer pour résoudre beaucoup de problèmes qui se posent actuellement. « Ce qui me plaît, c’est que vous considérez le Burkina Faso comme une famille, une maison ou un village où tout le monde se retrouve et où tout le monde a sa place (religions, groupes techniques, etc. », loue-t-il.

Selon Fati Vicens (à gauche), membre de Dialogue : le vivre-ensemble et la cohésion sociale ne se décrètent pas ; il faut, ensemble, s’impliquer pour que ces valeurs soient une réalité.

Selon le conseiller technique du ministère de la Culture, des arts et du tourisme, Dr Dramane Konaté, les crises s’installent lorsque les valeurs sont bouleversées. En rétablissant les valeurs, nécessairement, on arrive à prévenir ou à sortir des crises, convainc-t-il. De son avis, en « convoquant » le symposium de Ouagadougou, les organiseurs placent le Burkina dans le cadre d’un examen des consciences, par rapport aux crises et au phénomène terroriste. Pour Dramane Konaté, c’est maintenant qu’il faut puiser dans les valeurs endogènes pour résoudre les crises qui minent la société.

Le symposium de novembre va se focaliser sur des ateliers, des panels, séminaires et plénières. Le volet atelier sera animé autour des thèmes Médias et sociétés ; construction et déconstruction des préjugés ; rôles et responsabilités de créateurs artistes, comédiens dans la construction d’une culture à la paix ; dialogue des religions pour une éducation à la paix et au développement ; panafricanisme et développement : antidote pour vivre ensemble (revisiter la charte culturelle de l’Afrique et la convention 2005 de l’UNESCO (Organisation des Nations-unies pour l’éducation, la science et la culture) sur la culture).

Dialogue est une organisation à dimension continentale émanant des mouvements des acteurs en faveur du dialogue entre les peuples, les religions et les cultures en Afrique et dans la diaspora.



OHL

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Source : lefaso.net

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