SITHO 2017 : Regard d’exposants

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La 12e édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO) a refermé ses portes ce dimanche 1er octobre 2017 au cours d’un dîner gala ponctué de remise de prix. L’activité phare, l’exposition, elle,  aura une appréciation mitigée de la part des participants.

Un engouement du public peu satisfaisant se dégage  à quelques heures de la clôture chez l’ensemble des exposants  durant les jours qu’aura duré l’exposition du SITHO au pavillon « Soleil levant » du SIAO.

 Si certains ne semblaient pas se préoccuper de la présentation de leur espace, d’autres par contre y ont mis du sien pour attirer les visiteurs. Une présentation qui ne serait pas sans récompense,  puisqu’il y avait des prix à clé.

A cet effet, le meilleur stand de région a été attribué  à la région de l’est, le meilleur stand professionnel à L’hôtel « Lafi » et le stand pays à la Côte d’Ivoire pour la deuxième fois consécutive.

De la décoration en passant par les astuces, ce pays a su attirer l’attention des visiteurs. Un mini bar garni de la boisson made in Côte d’Ivoire et de quoi grignoter étaient servis à tous ceux qui s’arrêtaient, en échange d’un émargement  pour marquer leur passage à ce stand. Un salon était aussi dressé pour échanger avec ceux qui voulaient en savoir plus sur le pays.

Les occupants de ce stand peuvent donc dire qu’ils sont satisfaits des visites. « Je suis satisfait, même s’il n’y avait pas le grand public. Notre cible n’était pas forcément le grand public mais des professionnels qui peuvent nous amener des touristes. On a échangé avec des professionnels, on a pris de très bons contacts », dit Ibrahima Kané, sous-directeur de la communication et du marketing à l’Office national du tourisme en Côte d’Ivoire.

Ses voisins ne tiendront pas le même langage. « Il n’y a pas eu d’engouement du public et nous ne savons pas pourquoi. Est-ce la communication qui n’a pas marché ou c’est la situation sécuritaire qui a inquiété les gens », s’interroge Idrissa Soré,  guide animateur de musée au musée communal « Sogo Sira Sanou » dans la région des Hauts-Bassins.

Pour Kamsa Moustapha, exposant venu du Niger, les visites ont été moyennes.  « Ça fait cinq jours que nous sommes ici. Il y a des jours où il y a un peu de monde et des jours il y en n’a pas. Par exemple aujourd’hui (dimanche 1er octobre) il n y a pas de monde. On pensait que le week-end, ça va marcher mais c’était le jour où ça n’a pas du tout marché ».

Des problèmes organisationnels ont été déplorés au point de faire dire à cet autre participant qui a requis l’anonymat ceci : « on a l’impression qu’on est à la première édition. Il y a trop de tâtonnement. Trop de commissions et personne pour vous renseigner en cas de besoin ».

Des défauts logistiques dont l’éclairage des stands, pas assez de badges  pour les exposants, un défaut de communication, un programme des activités changeant, sont entre autres difficultés soulignées par les uns et les autres.

Les visiteurs, quant à eux, n’ont pas été déçus même s’ils pensent qu’on pouvait faire mieux.  « Il y a des choses que les gens ne connaissaient pas et qu’ils sont en train de voir sur les images et c’est incitant d’y faire un tour si on est de passage dans les régions », apprécie, Patrice Somé, un visiteur.

Inciter les nationaux à visiter le patrimoine touristique du pays était l’objectif de cette édition et les différents pays de la sous-région y accordent un intérêt en réitérant leur participation à la prochaine édition,  car pour eux, la dynamique est aussi de promouvoir le tourisme sous régional, gage d’intégration des peuples.

Revelyn SOME

Burkina24

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