Signature d’accords pour le financement du Programme de développement durable du pastoralisme dans le sahel

113

Le Ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Madame Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI et le Président de la Banque Islamique de Développement (BID), Monsieur Bandar Al HAJJAR, ont procédé le 11 mai 2017 à Djeddah au royaume d’Arabie Saoudite, à la signature d’une part, d’un accord de prêt sur les ressources ordinaires et d’autre part, de trois accords composé d’un service Ijarah, d’un istisna’a et d’une vente à tempérament qui est un financement mixte composé de ressources ordinaires de la BID et de Dons pour le financement du Programme de développement durable du pastoralisme dans le sahel – fonds de la vie et de subsistance.

D’un coût global estimé à 19 503 000 000 FCFA, ce programme est élaboré en collaboration avec la Banque Mondiale, le CILSS, le FIDA et l’ALG dans le cadre du DVPER.Ce projet entre dans le cadre de la politique nationale de développement du secteur de l’élevage (PNDEL) et du programme national du secteur rural (PNSR).Il s’exécute sur cinq (05) ans et aura pour objet l’amélioration de l’accès à des moyens et services de production essentiels et aux marchés pour les pasteurs et agropasteurs de l’ensemble des régions du Burkina Faso.

L’objectif global du projet est de contribuer à l’amélioration de la production animale pour accroître les revenus et réduire l’insécurité alimentaire dans la région du Sahel grâce à une meilleure gestion des ressources naturelles, à l’accès aux marchés et à un contrôle accru des maladies transfrontalières du bétail.

Le programme bénéficiera directement à près de 300 000 pasteurs et agro-pasteurs dans les six régions d’interventions du projet : boucle du Mouhoun, Cascades, Est, Hauts- Bassins, Sahel et Nord. Les principaux indicateurs d’impact et de niveau de résultats attendus sont :- la hausse de la consommation du lait par habitant, qui passera de 16,67 kg à 18,34 kg par an d’ici à 2030;- l’accroissement de 10% par rapport aux niveaux de base, du budget des ménages grâce à la contribution du secteur de l’élevage;- l’accroissement de 20% des effectifs de petits ruminants engraissés et vendus par année;- l’installation de services de microfinance au profit de 30 000 opérateurs de la chaîne de valeurs;- la réduction de 30% du nombre de conflits entre les pasteurs et les agriculteurs ;- la réduction de 25 % de la distance moyenne entre les points d’eau sur les pistes de transhumance ciblées;-l’augmentation à hauteur de 150 000ha sur l’ensemble des trois pays, des parcours avec des pratiques de gestion durable des terres.

Ministère de l’Economie, des Finances et du Développement

Bayiri.com