Sénégal: les autorités ouvrent grandement les portes aux francs-maçons

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Quatre mois seulement après avoir interdit la tenue d’une rencontre de loges maçonniques à Dakar , les autorités sénégalaises semblent changer de position. Et pour cause le préfet de Dakar a pris la décision d’« ouvrir » grandement les portes du Sénégal aux francs-maçons, comme le montre l’arrêté parcouru par KOACI.COM.

Dans l’arrêté pris par le chef de l’exécutif départemental, il y est bien mentionné, à l’article 1: «Sont abrogées, les dispositions de l’article n° 026/P/D/Dk du 31 janvier 2018, interdisant la tenue de réunion par toute organisation nationale et internationale d’obédience maçonnique dans le département de Dakar ».

Et pour motiver sa décision, le préfet invoque «la nécessité de sauvegarde des libertés publiques» et la «limitation d’une situation d’exception».

En effet, en janvier dernier, devant l’annonce de la tenue d’une rencontre internationale de la franc-maçonnerie à Dakar, plusieurs organisations religieuses, musulmanes en particulier, avaient manifesté leur opposition à la tenue d’une telle manifestation en terre sénégalaise, où plus de 95% des populations sont des musulmans.

Face à la détermination des détracteurs de la franc-maçonnerie d’en découdre avec les organisateurs de la manifestation au cas où elle serait autorisée, le préfet avait, au mois de janviers dernier, pris un arrêté pour interdire toute réunion liée à la maçonnerie sur le territoire dakarois.

Maintenant que Alioune Badara Sambe est revenu sur la décision d’interdiction, reste à savoir quelle sera la réaction des organisations musulmanes foncièrement opposées à une rencontre des -maçons à Dakar .

Mais cette fois, elles risquent de voir en face d’elles les forces de sécurité.

En effet, le préfet a bien noté à l’article 2 de son arrêté que «le commissariat central (de Dakar) et le commandant de la compagnie de gendarmerie nationale, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera notifié aux intéressés et communiqué partout où besoin sera».

CamerounWeb.com