Sécurité alimentaire: CRS Burkina partage les acquis du Programme FASO

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Le Catholic Relief Services (CRS)/CATHWELL Burkina, en consortium avec Helen Keller International (HKI), OCADES/Kaya, l’association TIN TUA, GRET ainsi que des partenaires nationaux, exécute depuis huit ans un programme dénommé Programme Faso « Les familles réalisent des acquis durables ». Partager les acquis du programme, ainsi que les bonnes pratiques engrangées, et les transférer aux structures étatiques. C’est le contexte qui justifie l’atelier national de partages et d’échanges sur les acquis et réalisations du Programme FASO, ce lundi 24 septembre 2018 à Ouagadougou.

Le Catholic Relief Services (CRS)/CATHWELL Burkina exécute, depuis 2010 avec ses partenaires, un programme dénommé Programme Faso « Les familles réalisent des acquis durables ». Ce programme poursuit l’ultime but de réduire de manière durable l’insécurité alimentaire dans les districts sanitaires de Gayeri, de Manni et de Tougouri à travers ses trois composantes que sont l’agriculture, la santé-nutrition-WASH et la gouvernance locale.

Initialement prévu pour durer cinq ans, le Programme Faso a connu une extension jusqu’en fin septembre 2018. Sa mise en œuvre aura permis d’engranger plusieurs acquis, de bonnes pratiques mais également des leçons apprises. Le partage des acquis et les échanges autour des réalisations dudit programme ont fait l’objet d’un atelier national avec les services techniques de l’Etat et les acteurs de développement ce 24 septembre 2018 à Ouagadougou.

Sécurité alimentaire: CRS Burkina partage les acquis du Programme FASO

La rencontre était placée sous le haut patronage de la ministre de l’économie, des finances et du développement représentée par son Conseiller technique, Norbert Souako Kohoun. « Cet atelier fait suite à une série de rencontres tenues dans chacune des 10 Communes d’intervention du Programme Faso avec l’ensemble des acteurs de développement, et ce, dans une perspective de durabilité et de pérennisation. Financé à hauteur de 33 milliards FCFA par USAID, le programme a permis de toucher plus de 200.000 bénéficiaires », a révélé la Représentante Résidente de CRS Burkina, Carla Brown-N’Diaye.

« L’agriculture n’est plus considérée comme une activité ancestrale »

« Nous pensons avoir été à la hauteur, même si nulle œuvre humaine n’est parfaite. Tous ces résultats ne seraient possibles sans l’engagement des partenaires et la mobilisation communautaire », a ajouté la patronne de CRS Burkina. Ses dires sont corroborés par le Coordinateur national du Programme Faso, Edouard Nonguierma. A en croire ce dernier, le programme qui se veut « Genre sensible » a permis à plusieurs milliers de femmes de développer un leadership féminin remarquable et un changement de mentalité considérable.

Dans le domaine santé-nutrition, il explique en exemple que le taux d’allaitement maternel exclusif à Gayeri, Manni et Tougouri, est passé de 40% à 83%, des femmes utilisent des aliments locaux pour  fabriquer des bouillies enrichies et 4.078 mères leaders soutiennent les ASBC. Concernant le volet eau et assainissement, informe-t-il, 51 nouveaux forages ont été construits, 96 forages réhabilités, 2.300 latrines familiales construites sans subvention, 179 forages désinfectés et une douzaine de villages certifiés FDAL, « Fin de la Défécation a l’Air Libre ».

Sécurité alimentaire: CRS Burkina partage les acquis du Programme FASO
CRS a remis des cartographies des réalisations du Programme FASO aux autorités et aux services techniques des régions du Centre-nord et de l’Est

« Dans le domaine éducatif, entre autres, 8.283 filles de 134 écoles ont bénéficié de la RAE (Ration à emporter). C’est pour dire que les activités répondent aux besoins des communautés et suscitent beaucoup d’intérêt. Et tout est mis en place afin de permettre la pérennisation des acquis du programme », a soutenu M. Nonguierma. Le représentant de OCADES Kaya, Abbé Adelf Rouamba, a exhorté les autorités à s’approprier les acquis du programme. « L’agriculture n’est plus considérée comme une activité ancestrale, la malnutrition est devenue un souvenir lointain, les femmes ne sont plus reléguées au second plan », dit-il.

« Nous réitérons nos félicitations pour l’immense travail abattu. Ayez l’assurance que votre labeur ne sera pas vain. J’exhorte les différents services techniques de l’Etat à œuvrer pour la poursuite des actions de pérennisation des différentes réalisations du Programme Faso », a déclaré Norbert Souako Kohoun au nom de la ministre de l’économie, des finances et du développement.

Noufou KINDO

Burkina 24

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