Sécurité alimentaire au Burkina : Oxfam informe des journalistes sur la Campagne « Cultivons »

38

Oxfam Burkina attend du quatrième pouvoir qu’il soit de la partie pour faire bouger les lignes dans l’orientation des politiques publiques pour faire de la sécurité alimentaire une réalité. Pour que cela soit, il est organisé à leur profit une rencontre d’information sur la campagne CULTIVONS au Burkina et les stratégies d’intervention de l’ONG.

Les acteurs de la chaîne de la campagne Cultivons au Burkina attendent des citoyens burkinabè qui qu’ils consomment local, qu’ils évitent le gaspillage et qu’ils protègent les ressources naturelles. Au-delà, ils invitent les décideurs à mettre en place des politiques agricoles de qualité qui prennent en compte les plus vulnérables de même que le secteur privé pour qu’il adopte des pratiques responsables pour ne pas compromettre la sécurité alimentaire et nutritionnelle des plus vulnérables.

C’est justement pour que leur appel soit entendu, que l’ONG Oxfam a planifié cette rencontre pour permettre aux professionnels des médias de s’approprier de ses programmes en général et la campagne Cultivons en particulier.

« Il s’agit pour nous de vous donner la bonne information sur Oxfam au Burkina et la campagne Cultivons pour qu’ensemble nous puissions conjuguer nos efforts pour construire un Burkina de bien-être économique et social où tous mangeront à leur faim », a justifié Omer Kaboré, directeur pays d’Oxfam Burkina. Et s’il espère qu’il en sortira un déclic, c’est parce que dit-il aux journalistes, sans l’engagement du quatrième pouvoir, il est en effet évident que gagner le combat pour le développement en général et celui d’influencer sur les politiques publiques que mène Oxfam depuis maintenant plusieurs décennies au Burkina Faso serait difficile.

Sécurité alimentaire au Burkina : Oxfam informe des journalistes sur la Campagne « Cultivons »
Un aperçu des journalistes lors de la rencontre d’information

Omer Kaboré a également partagé sa conviction sur ce que peut apporter la conjugaison des efforts de son personnel et des journalistes. « A Oxfam, indique-t-il, nous sommes également convaincus qu’il faut permettre aux journalistes de produire des œuvres en quantité et en qualité pour alimenter le débat sur les politiques agricoles dont l’efficacité passe nécessairement par la prise en compte des plus vulnérables ». Pour pousser les journalistes à plus d’engagement, il a été institué le prix Koobo pour « récompenser les meilleures œuvres qui traitent des problématiques du secteur agricole ». Les deux lauréats du prix prennent d’ailleurs part à la rencontre.

Il est prévu qu’ils présentent leurs œuvres. Une épreuve à l’issue de laquelle il sera procédé à des propositions après des travaux de groupe sur les pistes d’amélioration de la production et de la collaboration. Pour le directeur pays d’Oxfam, à l’étape actuelle, il est « indispensable »  pour l’ONG  d’assurer et de construire une relation avec la presse pour une réussite de la campagne Cultivons, « une campagne qui vise essentiellement à faire en sorte que la sécurité alimentaire et nutritionnelle soit une réalité au Burkina ».

Oui KOETA

Burkina24

 

Burkina24.com