Santé et sécurité au travail : Le «contrôleur» Clément Sawadogo visite deux sites

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Le ministre en charge du travail et de la protection sociale, Clément Pengdwendé Sawadogo, a effectué une visite de terrain sur les sites de l’usine Faso coton et du chantier de construction de l’échangeur du Nord, jeudi 11 mai 2017. 
Aux lendemains des Journées mondiale et africaine de la sécurité et santé au travail (respectivement les 28 et 30 avril 2017), le ministre en charge du travail et de la protection sociale, Clément Pengdwendé Sawadogo, s’est rendu, le jeudi 11 mai 2017, à l’usine d’égrenage de Faso Coton, sise à la zone industrielle de Gounghin à Ouagadougou, puis sur le site de construction de l’échangeur du Nord de la capitale. Ce, pour vérifier la mise en œuvre effective des règles de protection des travailleurs. La visite a porté sur ces deux entreprises cette année, au regard de leur potentiel en risque d’accident et de maladies professionnelles. Après avoir vérifié les installations et les équipements, Clément Pengdwendé Sawadogo est reparti rassuré en ce qui concerne la protection sociale des travailleurs. Au sein de l’usine Faso Coton, l’une des trois sociétés cotonnières du pays, les 375 personnes employées directement tout comme les 200 autres non permanents, sont dotés de kits de protection. Le comité de sécurité et santé au travail de l’usine est dynamique depuis 2012 et y veille en association avec la Caisse nationale de sécurité sociale, l’inspection du travail et l’Office de santé des travailleurs. Le président de ce comité, Nicet Dabiré, est d’avis que tous les ouvriers ne respectent pas constamment les mesures de sécurité. Le secrétaire général du comité syndical de l’usine, a quant à lui, fait cas de «certaines difficultés» liées parfois au remplacement des matériels de sécurité défaillants ou perdus. L’administration faisant parfois des complications. Et ce faisant, le risque zéro n’existe pas. Alors, le cas échéant, les cas d’accident sont pris en charge «diligemment» à l’infirmerie de l’unité industrielle. Le Directeur général (DG) de Faso Coton, Vamissa Diomandé, lui, s’est déclaré soulagé de cette visite qui leur a donné l’occasion de présenter tous les efforts déployés par l’entreprise. «Nous sommes conscients que la bonne santé des travailleurs est un gage de productivité», a-t-il soutenu. 
Une certification ISO 9001
  Malgré l’affichage de ces différents «efforts», le ministre a émis un bémol, l’usine étant à présent située au centre-ville, il a estimé qu’il faudrait penser à la délocaliser. 
S’étant par la suite déporté sur le chantier de construction de l’échangeur du Nord, Clément Pengdwendé Sawadogo a été édifié sur les ambitions de la société sur le plan sécuritaire. Le chef d’agence de l’entreprise SOGEA-SATOM au Burkina, Robin Testot-Ferry, a expliqué que ladite structure essaie d’être un acteur majeur dans le respect de la santé et la sécurité au travail. «Au mois de mars, nous avons dépassé le cap de trois millions d’heures de travail sans accident avec arrêt», a-t-il avancé. Actuellement, avec 1200 travailleurs dont 650 à titre principal, tout nouvel ouvrier embauché participe à «un accueil sécurité», a-t-il assuré. Le chef d’agence a présenté les règles strictes de sécurité appliquées sur le chantier : kits de protection individuelle et collective, transport dans des véhicules aménagés, test d’alcoolémie sur le chantier, vitesse limitée, formation en secourisme et en sécurité incendie… Autant de mesures qui ont valu, a-t-il confié, à cette société présente au Burkina Faso depuis 50 ans, une certification ISO 9001.Selon l’infirmier de l’entreprise, Wilfried Ouédraogo, l’infirmerie enregistre en moyenne deux cas d’accident «minimes» par semaine. «J’ai constaté qu’il y a de nombreux travailleurs sur le chantier et que toutes les dispositions préventives ont été prises pour enrayer le risque accident», se réjouira Clément Pengdwendé Sawadogo à l’issue de sa visite, qualifiée de «fructueuse». Une sortie qu’il a voulue sensibilisatrice auprès de l’ensemble des acteurs du monde du travail, tous soumis à l’obligation de respecter les règles de sécurité et santé au travail. Egalement présent dans la délégation ministérielle, le président du mois des Centrales syndicales, Yamba Georges Koanda, a constaté dans l’ensemble les efforts des deux entreprises pour prévenir les accidents, même si, de son avis, «on ne peut pas dire que tout est rose». Il a, aussi souhaité que les autres patrons d’entreprises garantissent des conditions idoines de sécurité à leurs employés, dans la mesure où «on travaille pour gagner sa vie, et non pour la perdre».
Fabé Mamadou  OUATTARA
Mariam CONGO 
(Stagiaire)

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