Sanguié (Centre-Ouest): la campagne agricole se déroule bien

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Les chenilles légionnaires et les poches de sécheresse risquent de compromettre la saison agricole dans la province du Sanguié située au Centre Ouest du Burkina. Toutes fois la direction provinciale de l’agriculture et de l’aménagement hydraulique a rassuré mardi dernier, que la campagne se déroule bien dans l’ensemble.

En cette fin de matinée du mardi 08 août 2017, Marc Bazié est dans le champ de son oncle Bamouni arrachant des herbes.

Comme s’il attendait une oreille pour expliquer ce qui arrive à leur champ de maïs, il montre les dégâts causés pour les chenilles légionnaires sur leur culture

‘’ De loin, les plants présentent une image radieuse, mais de près, on voit les chenilles s’attaquer à notre champ-il. Elles s’attaquent également aux tomates.
Dans son petit jardin, la jeune Annick Bazié se plaint de ces vers qui empêchent ses tomates de produire.

‘’ Depuis trois mois que je les ai plantées, elles ne produisent pas. Les feuilles sont constamment dévorées par ces vers. C’est la première fois que je rencontre ce problème dans mon jardin’’ marmonne-t-elle

Marius et Damas, eux ont pour ennemi les herbes qui ont envahi leur périmètre et qui empêchent leur mil toujours de grandir. Pour les deux acolytes, il faut faire vite avant la prochaine pluie.

À 3 km de là, le vieux Bazié, la soixantaine, torse nu, daba à l’épaule, nous accueille dans son champ de maïs. Pour faciliter les échanges, il fait appel à Madeleine qui va nous guider.

Une partie de ces plants porte les stigmates de la poche de sécheresse
Les feuilles sont jaunies par le soleil. Au stade de la montaison, cette portion de sa culture souffre de l’insuffisance d’eau.

« On a fait plus d’une semaine sans avoir une bonne pluie. Les pieds qui sont dans des hauteurs n’ont pas résisté. Même si la pluie reprend, on ne récupèrera pas ce que la chaleur détruit’’, affirme Madeleine.

Dans un bas-fond, Sylvain monte des buttes pour y planter des patates. Le corps ruisselant de sueur, ce jeune, robuste, estime que cette année la pluie est moins généreuse.

« Les années passées à pareille moment, tous les marigots d’ici sont plein d’eau mais actuellement, ils sont vides. Ceux qui ont semé au bord des zones marécageuses ont des bons champs mais pas les autres », rajoute le cultivateur.

Emmanuel Kombima, directeur provincial du Sanguié de l’agriculture et des aménagements hydrauliques, que nous avons rencontrés, en tournée, dans un champ, soutient que dans l’ensemble la saison est satisfaisante malgré les poches de sècheresse et la présence des chenilles.

Il a affirmé que le traitement des champs infectés avec les insecticides demeure le meilleur moyen de lutte contre les chenilles.

Omegabf.net