Ressources humaines: Tallyos pour démasquer les employés fictifs

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Le monde de la Gestion des ressources humaines (GRH) connaît une autre étape de son expansion. Une nouvelle génération d’outils de collaboration, de gestion du personnel et de temps de travail, a été mise au point pour apporter un nouveau souffle à cet élan de modernisation. La trouvaille dénommée « Tallyos » n’intéresse pas que les entreprises. La fonction publique burkinabè, par exemple, pourrait s’en servir pour démasquer d’éventuels employés fictifs ou récompenser les travailleurs les plus méritants.

Ce qui est en train de vouloir se passer au Burkina Faso pourrait bien faire école sur le continent africain et porter les germes d’un optimisateur de productivité. Le système Tallyos est en train de démontrer que Gestion des ressources humaines (GRH) et Technologies de l’information et de la communication (TIC) peuvent faire bon ménage.

Tallyos est en effet un système de gestion du personnel comprenant des boîtiers de pointage mobile couplés à un portail web de traitement de données. Cinq éléments distinguent la plateforme : planning théorique (gestion des salariés, chantiers), boîtiers sans carte SIM (GPS, Bluetooth, récupération de données de pointage), base de données (liaison entre logiciel et boîtiers), logiciel (plateforme de GRH) et paie/facturation (génération de documents administratifs).

Ressources humaines: Tallyos pour démasquer les employés fictifs
Le boîtier du système de pointage nouvelle génération.

Suivre le salarié…

Le pointage est fait par le salarié. Il peut être également vérifié par l’employeur. Aux dires des concepteurs de Tallyos, cette approche innovante, créée en 2015 et différente des autres types de systèmes de gestion existants, a déjà fait ses preuves dans plusieurs entreprises aux Etats-Unis, en France, en Allemagne. La solution connectée de GRH vise à apporter une réponse significative à la problématique universelle de gestion des ressources humaines.

Elle a été présentée ce vendredi 1er juin 2018 à Ouagadougou. Les acteurs caressent l’espoir de voir le Burkina saisir cette énième balle au bond. Ils estiment qu’il ne faudrait pas attendre que la trouvaille soit expérimentée dans d’autres pays avant de s’y mettre. « Il est important de savoir ce que le salarié fait, surtout quand il est sous notre responsabilité », soutient Pierre Franck, Directeur général de la société Tallyos France.

A l’en croire, la solution éponyme ne recherche que des relations apaisées entre les salariés et les employeurs, mais également entre les employeurs, les salariés et leurs clients. La solution, dit-il, est complètement adaptée au Burkina Faso. Le plan de communication et de marketing autour de l’approche commence dès ce 1er juin, selon le premier responsable du Cabinet What you need (WYN), Aboubakari Ouédraogo. L’entreprise Tallyos France ainsi que sa trouvaille sont représentées au Burkina Faso par WYN.

Ressources humaines: Tallyos pour démasquer les employés fictifs
Protocole de partenariat signé entre WYN et Tallyos France.

Obtenir une performance collective…

Les deux responsables de structures ont apposé leur signature sur un protocole de partenariat à l’issue de la rencontre de présentation du système de pointage. « Le système permet entre autres de faire une optimisation de performance, sachant qu’on a la possibilité de valoriser le salarié dans sa propre performance. Il s’agira à ce niveau de démontrer qu’effectivement tel ou tel salarié est performant, de voir comment il pratique et de répercuter cette pratique aux autres salariés pour obtenir à la fin une performance collective », explique Aboubakari Ouédraogo.

Le plan de communication annoncé est porté par l’Association burkinabè des gestionnaires des ressources humaines (ABGRH). Pour Anicet Sylvain Bakyono, président de ladite association, la donne pourrait intéresser beaucoup d’entreprises, même l’Etat burkinabè : « Les entreprises étatiques ont un caractère spécifique. Mais, si l’outil est utilisé pour gérer les présences et les absences, ça peut bien intéresser l’Etat notamment dans la gestion des présences ».

Noufou KINDO

Burkina 24

Burkina24.com