Résorption des classes sous paillotes dans les Cascades

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Le ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation (MENA) a organisé une tournée dans la région des Cascades, du 7 au 11 mai 2017, pour constater les acquis en matière de construction d’infrastructures scolaires pour résoudre la problématique des classes sous paillotes.

Le Burkina Faso connaît un manque « criant » d’infrastructures scolaires qui se traduit par l’existence de plusieurs écoles sous paillotes. En effet, en 2016, le pays comptait plus de 800 écoles sous paillotes, selon le ministère en charge de l’éducation nationale et de l’alphabétisation. C’est pourquoi, le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, s’est engagé, au cours de son mandat présidentiel, à réaliser des infrastructures scolaires en vue de résoudre définitivement le problème des classes sous paillotes. En vue de constater l’effectivité de la mise en œuvre de ce projet, une équipe du ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation a séjourné, du 7 au 11 mai 2017, dans la région des Cascades. Pendant cinq jours, la mission a rencontré les acteurs régionaux de l’éducation et visité par la même occasion quelques sites de réalisation d’infrastructures scolaires. C’est dans cet élan que l’équipe a été reçue par le Directeur provincial de l’éducation nationale et de l’alphabétisation (DPENA) de la Comoé, Bakary Traoré, qui lui a fait le point des réalisations dans sa province. De ce qu’il a dit, la Comoé a bénéficié, au cours du premier trimestre de l’année scolaire 2016-2017, de trois complexes scolaires. A cela, il a ajouté la construction de 14 salles de classes dans cinq des 16 Circonscriptions d’éducation de base (CEB) que compte la province. Il s’agit, a-t-il précisé, de la CEB Banfora IV qui a bénéficié de cinq classes et celles de Ouo, de Soubakaniédougou et de Tiefora qui ont obtenu chacune trois nouvelles salles. Il n’a pas occulté la construction de trois bureaux de directeurs, trois magasins, six logements de maîtres, dix latrines et un forage dans certaines écoles de la localité.

« C’est bon mais ce n’est pas arrivé »

Tout comme la Comoé, la province de la Léraba, a aussi eu droit à de nouvelles infrastructures scolaires et administratives. Aux dires de la DPENA de la Léraba, Colette Sourabié, neuf nouvelles salles de classes ont été construites dans trois CEB. En sus, elle a noté la mise sur pied d’un complexe scolaire et la réalisation d’un bureau de directeur, d’un magasin et d’une latrine. Par ailleurs, Mme Sourabié s’est réjouie du fait que sa province ait reçu un collège d’enseignement général précisément dans le village de Tourny. Ce CEG, a-t-elle fait savoir, est composé de quatre salles de classes, d’un bureau de directeur, d’un magasin, et d’une latrine. Dans la Comoé comme dans la Léraba, les autorités éducatives ont reconnu les efforts fournis par l’Etat afin de résoudre le problème des classes sous paillotes. Mais, a souligné le DPENA de la Comoé. Des efforts restent encore à faire. En effet, a-t-il indiqué, sa province compte encore 195 classes sous paillotes, selon le recensement de février 2017. C’est pourquoi, il a souhaité que plus de classes soient construites dans les années à venir. Dans la même veine, Massadiama Karama, directeur de l’école Kobada de Sindou a plaidé pour la résolution définitive des classes sous paillotes. Car, a-t-il regretté, la fréquentation de ce genre de classes est désavantageuse pour non seulement les élèves, mais aussi les enseignants en ce sens qu’elle les expose aux différentes intempéries telles que la pluie et le soleil à cause des fissures dans les toits. En outre, M. Karama a fait savoir que certains de ses agents avaient refusé d’enseigner dans ce genre de classes qu’ils trouvaient dévalorisantes pour eux. Il a donc souhaité que des mesures soient prises rapidement afin de résoudre définitivement ce problème car « l’avenir des enfants en dépend ».

Nadège YAMEOGO

sidwaya.bf