Rencontre avec Simon Compaoré : Les koglweogo de Léo ne sont pas venus

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Simon Compaoré, ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité intérieure devait rencontrer les Koglweogo de Léo ce lundi 7 mars 2016 suite à l’affaire de l’enlèvement du catéchiste par des éléments qui se réclament du Koglweogo de Boutourou.

En rappel, le 26 février 2016, des individus se réclamant des Koglweogo de Boutourou avaient arrêté et séquestré un catéchiste sous prétexte qu’il refusait de s’acquitter des frais d’adhésion au groupe d’auto-défense. Le 1er mars 2016, c’était  à leur tour d’être arrêtés et ligotés par leurs pairs de Léo et Sapouy.

Simon Compaoré voulait, dit-il, rencontrer les Kolgweogo de Leo pour leur signifier ce qui est tolérable dans un Etat de droit. « Nous avons voulu leur rappeler que les Kolgweogo ne sont ni des policiers, ni des gendarmes et encore moins des juges », a déclaré le ministre de la sécurité intérieure.

« Mais jamais, prévient-il, il ne sera accepté que des structures puissent outrepasser ce que la loi n’a même pas prévu à savoir légiférer puisqu’on fixe même des amandes. Ce qui n’est pas normal. A ce rythme, même quelqu’un chez lui peut se donner le luxe de dire à son voisin de payer des taxes ».

Ce lundi 7 mars 2016, le ministre de la sécurité intérieure devrait rencontrer ces derniers pour traiter de ladite affaire. Mais ils ne sont pas venus.

Les raisons ? « Ne m’amenez pas à dire des propos désobligeants. J’ai appris à être sage », répond d’abord Simon Compaoré avant d’ajouter : « Nous allons vérifier d’abord si l’information leur est parvenue et pourquoi ils ne sont pas venus. Et ce n’est qu’après cela qu’on peut aviser ».

Le ministre de la sécurité intérieure a alors informé que lui et son équipe vont se déplacer sur le terrain pour rencontrer les « populations qui ont des problèmes et qui veulent aussi voir leurs dirigeants ».

En lieu et place des Koglwéogo de Léo, ce sont ceux de la province de la Gnagna qui disent avoir entendu le communiqué à la radio et ont vu en cela une opportunité pour échanger avec les autorités.

Yannick SAWADOGO

Burkina 24

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