Relecture du code du travail : Patronat et syndicats autour de la table de discussion

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Relecture du code du travail :   Patronat  et  syndicats  autour de la table de discussion

Ce 22 octobre 2019 à Ouagadougou, le patronat burkinabè et les syndicats se sont concertés sur la relecture du code du travail. L’objectif de cette rencontre est de mettre sur la table, les différents points d’achoppement qui bloquent la relecture du code entre les deux parties. Elle est une occasion pour le patronat de discuter avec les syndicats pout trouver un consensus afin d’améliorer les relations entre employeurs et travailleurs.

Engager avec les travailleurs un dialogue social sur la relecture du code du travail en vue surmonter les difficultés. C’est le but de cette rencontre entre le patronat burkinabè et les syndicats. Les deux parties, durant les travaux vont mettre sur la table tous les points de difficulté, pour permettre à l’employeur et à l’employé de parler le même langage en matière de vie sociale convenable afin d’assurer aux entreprises la qualité et la compétitivité.

Des participants

Réunie dans un esprit de partenariat franc direct et sans médiateur, cette session a pour mission de trouver les voies et moyens de parvenir à l’élaboration d’un outil consensuel de régulation des relations professionnelles dans le monde du travail au Burkina Faso. Et faire de ce code, un outil qui consacrera un équilibre entre la productivité et la compétitivité des entreprises.

En effet, le processus de relecture du code du travail amorcé sous l’égide du gouvernement peine à aboutir sur près d’une quarantaine de points de désaccords. Face à ce blocage, le patronat ambitionne à travers ce cadre de travail, de recueillir un minimum de consensus de la part des premiers acteurs concernés par son application. Pour Harouna Togoyeni, vice-président chargé du dialogue social, « les employeurs ne ménageront aucun effort pour mener un dialogue franc et constructif avec les travailleurs dans le cadre de ses concertations pour une issue équilibrée ».

Harouna Toguyeni vice president du patronat burkinabè dialogue social

Instrument privilégié de gestion des relations professionnelles et de régulation du marché du travail, le code du travail doit être cet outil qui permet de garantir de meilleures conditions de travail. Cela, afin de permettre au pays de disposer d’un environnement concurrentiel dans lequel évoluent les entreprises. « Le code du travail est un outil qui permet de protéger les deux entités, d’où l’intérêt de disposer du texte le plus consensuel possible auquel les deux parties se réfèrent », a souhaité le président de mois des syndicats, Bassolma Bazié.

Bassolma Bazié Président de mois des syndicats

C’est pourquoi, le patronat, au regard des enjeux que représente la règlementation du travail pour l’environnement des affaires au Burkina, veut apporter sa contribution pour maintenir un climat social apaisé dans le monde du travail. Ce qui permettra de redynamiser et de relancer l’économie. C’est le souhait du nouveau bureau du patronat, d’où l’investissement de son président pour un retour aux fondamentaux du dialogue social.

Les recommandations et les suggestions permettront de construire une économie forte qui donne plus d’opportunités d’emplois aux jeunes et de création de richesses. Pour le ministre en charge du travail, Séni Ouédraogo, « son département se donnera les moyens d’accompagner les initiatives du dialogue social constructeur qui apporte une qualité de vie et de travail aux citoyens, tout en préservant la compétitivité des entreprises ».

Séni Ouédraogo, ministre en charge du travail

Les acteurs du monde du travail espèrent que cette rencontre permettra de garantir une protection sociale et de contribuer à l’aboutissement de la révision du code du travail.

Issoufou Ouédraogo

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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