Réduction du chômage au Burkina Faso : 107 535 personnes embauchées en 2017

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Le ministre de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion professionnelles, Smaïla Ouédraogo, a présidé, le lundi 16 avril 2018, à Ouagadougou, l’atelier de validation du rapport de l’enquête nationale sur la main-d’œuvre dans le secteur formel au Burkina Faso. 
Réalisée en fin 2017 par l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF) auprès de l’administration publique et d’entreprises privées, l’enquête nationale sur la main-d’œuvre dans le secteur formel révèle qu’au cours de ladite année, 107 535 «emplois bruts » (il n’est pas tenu compte des fins de contrats, licenciements, démissions) ont été créés contre 76 100 en 2016. Le rapport de l’enquête, « validé sous réserve d’amélioration», le 16 avril 2018, à Ouagadougou, distingue deux catégories d’emplois. Il y a, d’une part, ceux permanents et bien formalisés dans l’administration publique (19 056), les ONG (202) et les entreprises disposant d’un numéro d’identifiant financier unique (49 097), et, d’autre part, ceux saisonniers ou temporaires offerts par les projets et programmes et les entreprises. Sur l’ensemble des postes de travail pourvus en 2017, a précisé le directeur général de l’ONEF, Rahmani Siguenam, 46 786 représentent des emplois décents dont les occupants bénéficient de tous les droits prévus par la législation du travail au Burkina Faso. Pour le ministre en charge de l’emploi, Smaïla Ouédraogo qui a présidé l’atelier de validation du rapport d’enquête, celle-ci n’est pas une étude exhaustive de la situation d’emplois dans le pays. «Elle porte sur un échantillon aléatoirement constitué et représentatif de différentes catégories de structures. Du reste, c’est seulement 40% des entités composant l’échantillon qui ont pu être interrogées. De ce  fait, les données recueillies ne représentent même pas 50% de ce que nous devrions avoir », a détaillé le ministre. A son avis, ces créations d’emplois montrent qu’il y a une reprise de l’activité économique. Interrogé sur ce qui entrave la création de nouveaux emplois, Rahmani Siguenam, a expliqué que cela dépend du climat des affaires. « Quand ce climat n’est pas bon, les entreprises ont des difficultés à embaucher. Dans le cas du Burkina Faso, la dynamique est bonne. Si, elle reste telle, on pourra, en 2018, atteindre les 50 000 emplois décents annuels promis par le président du Faso », s’est convaincu le DG de l’ONEF. Aux dires de M.  Siguenam, le rapport d’enquête servira à évaluer le PNDES. La collecte des informations, a-t-il confié, a été émaillée de difficultés budgétaires et liée à la disponibilité des éléments de l’échantillon.
Jean Philibert SOME

sidwaya.bf