Recrutement à la CNSS : L’opposition politique demande un audit rigoureux

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Recrutement à la CNSS : L’opposition politique demande  un audit rigoureux

Pour cette nième conférence de presse, quatre points étaient à l’ordre du jour, à savoir : la conférence des ambassadeurs du Burkina ; la situation des universités publiques ; les soupçons de fraudes au recrutement de la CNSS (Caisse nationale de sécurité sociale) et « la décision de la ministre de la Solidarité nationale, présidente du CONASUR, de ne plus assister certaines victimes d’inondations ».
Concernant la conférence des ambassadeurs du Burkina qui s’est déroulée du 4 au 6 juillet 2018 à Ouagadougou (http://lefaso.net/spip.php?article84367), Amadou Diemdioda Dicko, le président par intérim de l’Union pour un Burkina nouveau (UBN), n’a pas manqué de relever que « depuis l’ère MPP, c’est la première qui a enfin eu lieu ». « Pourquoi, cela ne s’est pas fait plus tôt au regard du rôle important assigné à nos représentants diplomatiques à l’étranger ? », s’est-il interrogé M. Dicko.

Il voit donc en cette conférence « une réunion à mi-parcours du mandat du président-candidat (…) pour faire le point des actions et des difficultés et c’est ce qui justifie qu’on continue à multiplier des représentations diplomatiques ». Pourtant, selon lui, la seule façon d’avoir « une diplomatie digne, intègre et fière » serait de renforcer celles présentes et leurs moyens d’action.

Sur la situation des universités publiques du Burkina, le conférencier note que 96 000 candidats passent le baccalauréat au cours de cette année. Mais il a déploré le fait que les conditions d’études empirent d’année en année. « Les principales universités publiques sont malades de la mal-gouvernance généralisée, des nominations par copinage politique, de l’inadaptation du système LMD, etc… », Soutient-il.
Au-delà de tous ces problèmes qui empêcheraient les étudiants de s’adapter aux curricula changeants viennent s’ajouter les difficultés d’accès à l’informatique, le système d’inscription et d’octroi de FONER (Fonds national pour l’éducation et la recherche).

M. Dicko s’interroge alors avec ironie sur la promesse de campagne du candidat Roch Mark Christian Kaboré « de subventionner à concurrence de 40% l’acquisition du premier ordinateur des étudiants du cycle Licence ». Puis, se demande-t-il, « où va le système universitaire sous le règne du MPP ? ». Enfin, il a souhaité que « les bourses entières soient une réalité afin de réduire le calvaire des travailleurs et des apprenants ». Par cette interpellation, l’opposition politique se présente comme le « porte-voix des étudiants et des enseignants ».

Le troisième point abordé concernait les soupçons de fraudes au recrutement de la CNSS (Caisse nationale de sécurité sociale). Le président du PRIT-Lanaya, Mamadou Kabré, a rappelé la conférence de presse de la CGT-B qui avait qualifié de non-transparent le recrutement récent de 85 agents administratifs pour le compte de ladite caisse.
L’opposition politique, tout en se gardant d’entrer dans « cette polémique », rappelle le rôle de la CNSS et demande à la direction générale un audit rigoureux sur le recrutement en question, ce qui éviterait de ternir l’image de l’institution.

« La décision de la ministre de la Solidarité nationale, présidente du CONASUR, de ne plus assister certaines victimes d’inondations » était le dernier point de la conférence de presse.
Le président du PRIT-Lannaya n’a pas manqué de rappeler que l’opposition politique a pris connaissance d’une lettre datée du 27 juin 2018 de la ministre en charge de la Solidarité nationale, informant que le CONASUR n’interviendra pas cette année dans les zones inondables dûment identifiées pour la gestion des mêmes situations.

Pour l’opposition, il s’agit d’une fuite de responsabilité et une insulte aux citoyens. Car les concitoyens ne le « font pas de gaieté de cœur », à en croire M. Kabré. Il y voit une conséquence de « l’échec politique en matière d’urbanisme et de prévention de risques ».
Cette décision serait prise en méconnaissance de la loi n°012-2014/AN du 22 avril 2014 relative à la prévention et la gestion des catastrophes humanitaires, estime Mamadou Kabré.

Edouard SAMBOE (stagiaire)
Lefaso.net

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