Réconciliation nationale: la Coder prône la «justice transitionnelle»

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Amadou Traoré, président du parti Les Républicains, préside désormais aux destinées de la Coalition pour la démocratie et la réconciliation nationale (Coder). Il a été investi dans ses nouvelles fonctions ce samedi 10 mars 2018. Il succède à Amadou Dabo de l’Union nationale pour le développement et la démocratie (UNDD). Ce rendez-vous était également l’occasion pour la coalition de présenter son mémorandum pour la réconciliation nationale au Burkina Faso.  

Après un trimestre passé à la tête de la Coder, Amadou Dabo vient de céder le relais à Amadou Traoré. Le président entrant entend placer son mandat de trois mois sous le signe de la sensibilisation. Laquelle action s’effectuera aux dires de M. Traoré, « dans la continuité de la quête de la réconciliation nationale (…) La sensibilisation telle que je l’envisage sera axée sur 3 entités sociales, les jeunes, les OSC et la presse».

Selon le nouveau président de la Coder, ces entités auxquelles il fait référence, animeront des panels ou conférences pour évoquer leurs rôles au sujet de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale. Cependant, il confie vouloir solliciter « l’accompagnement de mes devanciers à la tête de la Coder pour atteindre ces objectifs ».

Outre ce passage de témoin, les membres de la Coder ont fait un exposé sur leur vision de la réconciliation nationale. Dite vision qui est contenue dans leur mémorandum transmis au président du Faso.

Selon Ablassé Ouédraogo, ce dispositif se veut être un canevas avec pour objectif de fournir leur contribution à la réflexion nationale. Ce faisant, et à en croire le président du Faso Autrement, il « vise à faciliter le processus de la réconciliation nationale ». Ainsi, à travers cette démarche, la Coder veut faire comprendre aux uns et aux autres que « la réconciliation nationale est l’affaire de tous et ensemble ».

Par ailleurs, pour y parvenir, les membres de la coalition restent unanimes que la justice s’impose, d’autant qu’elle fait corps avec la réconciliation. A propos de cette justice en question, Ablassé Ouédraogo et ses compagnons soutiennent que « la solution carrée des tribunaux ordinaires exclusivement chargés de prononcer des condamnations conduira la nation dans une autre impasse (…) le Burkina Faso a besoin surtout de dialogue de vérité à l’issue duquel les sanctions qui peuvent être aussi bien positives que négatives seront appliquées et exécutées sans rancœurs ».    

En clair, pour la Coder, la justice classique ne pourra pas régler tous les problèmes. C’est pourquoi, elle estime que la véritable réconciliation pourrait être possible grâce à la justice transitionnelle.

 

Fasozine