RCA: à l’ONU, dissensions toujours vives sur le rôle joué par la Russie

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Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni mardi 23 octobre sur la situation en Centrafrique. A trois semaines du renouvellement du mandat de la Minusca qui ne devrait pas évoluer en terme numérique mais se recentrer sur l’aide à la stabilisation politique, les diplomates ont fait part des progrès réalisés. La situation sécuritaire reste cependant très fragile en raison des violences perpétrées par les groupes armés. Mais les discussions ont aussi exposé les dissensions toujours aussi vives sur le rôle joué par la Russie auprès du gouvernement Touadéra.

Avec notre correspondante à New York, Marie Bourreau

Les formules sont restées très diplomatiques. « Il faut travailler collectivement à une solution politique en Centrafrique et oeuvrer de bonne foi », a insisté le représentant adjoint américain. Seul l’ambassadeur français François Delattre s’est fait plus explicite. « Il est fondamental d’éviter les initiatives parallèles sources de confusion, et de veiller à la bonne coordination de tous les partenaires de la RCA, en soutien de l’initiative africaine. C’est une condition du succès », a-t-il dit.

Message reçu 5/5 par l’ambassadeur russe qui a dénoncé « la jalousie » que susciterait, selon lui, l’assistance technico-militaire apportée par Moscou depuis un peu moins d’un an. Son pays poursuivra ses activités qui contribuent à la stabilisation de la situation. Plus de 1 000 soldats centrafricains auraient déjà été formés par Moscou. Cette formation continuera a-t-il assuré.

Pas question pour autant de laisser la Russie étendre son influence. Les Européens ont donc insisté sur le renforcement des structures de l’Etat et sur la primauté de l’Initiative africaine de paix. La Russie doit pouvoir y participer plaide l’International Crisis Group pour éviter que le dialogue qu’elle a déjà engagé avec les groupes armés ne court-circuitent les efforts déjà entrepris.

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