PSUT : Las d’attendre, les candidats au financement se font entendre

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PSUT : Las d’attendre, les candidats au financement se font entendre

Regroupés autour de 8 h ce mercredi matin, les manifestants ont été reçus à 8 h 40 mn à l’entrée principale du bâtiment abritant la structure par le premier responsable du PSUT, à qui ils ont remis leur plateforme revendicative. Cette remise a été précédée de la lecture de ce document de quatre pages qui retrace l’historique du PSUT, fait l’état des lieux et formule des recommandations. Ainsi, pour le porte-parole de la coalition des bénéficiaires, Frédéric Zoungrana, cette manifestation fait suite à des démarches effectuées auprès du Centre de gestion agrée (CGA), du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) et du PSUT pour s’enquérir du sort réservé à l’initiative. « Sur plus de 3455 personnes, très peu ont reçu le financement. Par exemple, sur 200 jeunes du guichet FBDES, seulement 14 jeunes ont 70% du budget d’investissement de leurs projets avant le départ des autorités de la Transition. En outre, ces derniers sont aujourd’hui dans une impasse d’un investissement inachevé et le paiement d’échéancier de remboursement qui a commencé à courir depuis janvier 2016 », a relaté le porte-parole. D’où leur mise en garde « contre les velléités de remise en cause des engagements pris pour le financement des projets des jeunes dans le cadre du PSUT », considérant que l’administration est une continuité.

PSUT : Las d’attendre, les candidats au financement se font entendreFort de leur constat, ils ont recommandé « la mise à disposition intégrale des ressources financières aux différents Fonds pour le financement de leurs projets », « la reprise dans un meilleur délai des procédures de finalisation des accords de prêts » et « la diligence dans le traitement des dossiers pour une mise en œuvre effective des différents projets ».

Aussi, ils ont noté que la lourdeur, la rigidité, le silence voire le mépris des dirigeants burkinabè face au traitement des revendications sociales ont été définitivement rejetés par le peuple burkinabè avec les événements des 30 et 31 octobre 2014. « C’est pourquoi, nous estimons que ce programme social ne doit être soumis ni à d’autres conditions ni parsemé de longues luttes avant son aboutissement », précisent-ils car, selon eux, cette situation donne l’impression d’une tentative de détournement du programme au profit d’autres jeunes à coloration politique. La coalition a donc invité les nouvelles autorités à ne pas snober la jeunesse.

PSUT : Las d’attendre, les candidats au financement se font entendreCe sit-in qu’ils disent avoir annoncé 72h avant, et tenu informé les responsable du PSUT, sera suivi, disent-ils, de concertations entre les candidats au financement en vue de prévoir la suite à donner, si toutefois leurs doléances venaient à ne pas rencontrer une oreille attentive dans un meilleur délai.

PSUT : Las d’attendre, les candidats au financement se font entendreEn réaction aux doléances, le coordonnateur du PSUT, Olivier Sawadogo, a expliqué : « Si j’avais eu l’occasion d’avoir un peu plus une vue de ce qui se préparait, certainement que j’aurais pu donner l’information à qui-de-droit qui est passé, pas plus tard qu’hier soir, pour se prêter aux questions du peuple burkinabè. Et certainement qu’il aurait pu apporter des éléments de réponse beaucoup plus clairs. Quoique dans son intervention, il est revenu assez longuement sur le PSUT et il a dit que toutes les dispositions seront prises pour que les engagements pris par le précédent gouvernement soient honorés. Mais ce qu’il faut reconnaître, c’est que le PSUT est né dans un contexte de volonté politique, effectivement, de résoudre un certain nombre de problèmes. Mais, les moyens, véritablement, n’étaient pas au rendez-vous. Sur un budget de 25 milliards, nous avons reçu seulement dix milliards. Donc, l’essentiel de l’exécution du budget du PSUT, si on regarde bien, devait se faire dans le gouvernement qui devait succéder au gouvernement de la Transition. Donc, le PSUT se trouve à cheval sur deux gouvernements et l’essentiel devant être exécuté par le programme du Président Roch Marc Christian Kaboré. Il a donc pris l’engagement, je pense, … leurs préoccupations seront prises en compte ».

Oumar L. OUEDRAOGO
([email protected])
Lefaso.net

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