Protection de l’enfant au Burkina : Vers l’adoption d’une nouvelle stratégie

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En matière de politiques et de stratégies de protection de l’enfant, le Burkina Faso veut actualiser et améliorer son environnement institutionnel. A cet effet, un projet de stratégie pour décliner la nouvelle vision du Burkina Faso est en validation à Ouagadougou. Assortie d’un plan d’actions triennal 2019-2021, cette stratégie va permettre de capitaliser les efforts des acteurs intervenant dans la protection de l’enfant.

En 2018, selon l’étude nationale sur les violences à l’égard des enfants, environ trois millions d’enfants âgés de 0 à 17 ans ont subi des châtiments corporels, des violences émotionnelles, psychologiques, des abus et exploitations sexuelles, et de négligence. Parmi ces victimes, 48,75% sont des filles.

Par ailleurs, « plus de 3,1% d’enfants âgés de 12-17 ans ont vécu une expérience de violence sexuelle dans notre pays en 2018 et au pire, des cas de viol ou d’inceste », relate la ministre de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action sociale, Hélène Marie Ilboudo/Marchal citant l’étude nationale sur les violences à l’égard des enfants au Burkina Faso.

Aussi, rappelle la ministre, « les enfants représentent 53,14% de la population totale du Burkina Faso, soit 11.089.641 dont 51,18 % de filles ». C’est au vu de ces chiffres que « le gouvernement a décidé d’élaborer une stratégie nationale de protection de l’enfant » pour répondre « de façon concertée et coordonnée aux problématiques qui compromettent la vie de nos enfants », commente Hélène Marie Ilboudo/Marchal.

Hélène Marie Ilboudo – Marchal : « Plus de 3,1% d’enfants âgés de 12-17 ans ont vécu une expérience de violence sexuelle dans notre pays »

Ainsi, en atelier le mardi 6 août 2019 sous la houlette du ministre de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action sociale, par ailleurs Présidente du Conseil national pour l’enfance (CNE), les différents acteurs intervenant dans la protection de l’enfant travaillent pour la validation de la Stratégie nationale de protection de l’enfant (SNPE).

L’élaboration de cette stratégie, précise la ministre, a été « participative et itérative » et a impliqué des juristes, psychologues, sociologues, chercheurs, les partenaires techniques et financiers, les ONG et « les enfants et leurs familles à travers une série d’ateliers et de focus groupes ».

A travers cet atelier, il s’agira pour les participants de présenter des propositions de réformes et d’actions pertinentes susceptibles de renforcer le système de protection de l’enfant, de recueillir les amendements de forme et de fond, de valider la Stratégie nationale de protection de l’enfant (SNPE) et de son Plan d’actions triennal (PAT) et de formuler des suggestions et recommandations pour une mise en œuvre réussie de la SNPE et son PAT.

Au nom des partenaires, Chrystian Solofo-Dimby, Chef politiques sociales et représentant de la Représentante de l’UNICEF au Burkina Faso, Dr Anne Vincent, a salué la tenue de l’atelier visant la validation de la Stratégie nationale de protection de l’enfant. Malgré les avancées, relate Chrystian Solofo-Dimby, des efforts restent à faire.

« Plusieurs enfants vivent toujours dans une situation de vulnérabilité.  Cet état de fait est exacerbé par le contexte sécuritaire », relate-t-il. Chrystian Solofo-Dimby espère qu’avec la nouvelle stratégie en gestation, la violence faite aux enfants connaîtra une fin.

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

Source : Burkina24.com

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