Promotion de l’élevage : le ministre Sommanogo Koutou apprécie les avancées

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Le ministre des Ressources animales et Halieutiques, Sommanogo Koutou a, au cours d’une conférence de presse tenue, le mardi 13 juin 2017 à Ouagadougou, fait le bilan d’une série d’activités menées par son département dans le but d’accroître les productions animales et de rendre l’élevage burkinabè plus compétitif et respectueux de l’environnement.

L’élevage au Burkina Faso constitue l’une des poutres centrales de l’économie nationale. Pour permettre a ce secteur d’être à la hauteur des attentes nationales sur les plans industriel, financier, économique et nutritionnel, la politique du gouvernement a consisté à renforcer et à impliquer davantage les acteurs privés dans les chaînes de production. Face aux journalistes, le 13 juin dernier, le ministre des Ressources animales et Halieutiques, Sommanogo Koutou, a fait le point de sa tournée de constat au Sahel, ainsi que le bilan de sa campagne nationale d’information et de sensibilisation des acteurs à la prévention et à la riposte contre la grippe aviaire. A cet effet, le ministre a marqué sa détermination à porter haut le flambeau de l’élevage burkinabè et à œuvrer, via des innovations, à faire du secteur, un pôle de croissance autour duquel va désormais s’organiser des chaînes de valeur portée par des filières professionnelles tournées vers le marché et qui vont contribuer à la sécurité alimentaire et à la lutte contre la pauvreté dans le pays. Pour ce faire, le ministre Koutou a reconnu que des efforts en termes d’infrastructures pastorales (forages, boulis, parcs de vaccination etc.), ont été faits mais, des insuffisances demeurent encore. A propos, le premier responsable de l’élevage a indiqué, entre autres, la faible production de fourrage due parfois à l’arrivée tardive de la semence fourragère, l’insuffisance d’infrastructures de transformation de la viande ou du lait, le faible financement du Fonds de développement de l’élevage (FODEL) etc. Mais, avec la mise en œuvre effective du Plan national de développement économique et social (PNDES), le ministre dit être convaincu que la politique sectorielle de l’élevage va se porter mieux avec à la clé, la construction d’abattoirs modernes, l’implantation d’une unité de fabrique d’aliments à Dori, la mise en place de grandes usines de laiteries dans les bassins laitiers etc. Sur la question de savoir si le pays n’est pas sous menace de maladies animales, M. Koutou a précisé que les services vétérinaires sont en alerte maximum. Et à ce jour, a-t-il soutenu, aucun cas suspect de grippe n’a été signalé. A propos de la maladie du charbon qui s’était déclenchée à Bobo-Dioulasso, le ministre a rassuré que la maladie a été vite circonscrite et maîtrisée.

Wanlé Gérard COULIBALY

Bayiri.com