Promotion de la filière riz : La GIZ/CARI mise sur l’agriculture contractuelle

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Promotion de la filière riz : La GIZ/CARI mise sur l’agriculture contractuelle

La GIZ/CARI a organisé, le mardi 26 juin 2019 à Bobo-Dioulasso, un atelier au profit des acteurs de la filière riz local. Cette rencontre, qui a réuni plus de 80 acteurs de la filière, avait pour objectif de trouver des solutions pour renforcer la production et la consommation du riz local au Burkina.

Dans le but de promouvoir la consommation du riz local au Burkina, le projet CARI (Competitive African Rice Initiative) a organisé, le mardi 26 juin 2019 à Bobo-Dioulasso, un atelier de renforcement de l’agriculture contractuelle et du marketing du riz du Burkina.


Trois principales communications étaient au programme. Il s’agit de la présentation du projet CARI, un focus sur l’agriculture contractuelle et une communication sur les expériences en agriculture contractuelle. Des panels ont également accompagné cet atelier.

Aladji Traoré Boukary responsable de la Rizerie Wend Yaam Bobo

Il s’est agi, pour les participants venus de la Boucle du Mouhoun, des Hauts-Bassins, des Cascades, du Centre-Nord et du Plateau Central, de réfléchir aux moyens de renforcer les actions qui puissent contribuer au respect des contrats entre producteurs et transformateurs. Il a aussi été question de se pencher sur la promotion de la consommation du riz local au Burkina ; d’examiner ce qui est fait par le privé dans la filière riz, en termes de formation des producteurs.

Mis en œuvre dans quatre pays que sont le Nigéria, le Ghana, la Tanzanie et le Burkina, CARI, qui signifie en français « Initiative pour un riz africain plus compétitif », est un projet régional financé par la Coopération allemande et la Fondation Bill & Melinda Gates.

Boukary Savadogo Coordonnateur national de CARI

Selon Boukary Savadogo, coordonnateur national de CARI, dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet, ils ont travaillé avec des entreprises de microfinance qui ont pu financer des producteurs à plus de 200 millions de F CFA sur les trois campagnes écoulées.

Cette agriculture contractuelle étant à sa deuxième phase, Boukary Savadogo a souligné quelques acquis de la première phase. Il s’agit de la prise de conscience des producteurs de la nécessité de produire en fonction du marché, la mise en relation des producteurs et des transformateurs pour échanger afin de connaître les besoins des uns et des autres, la mise à disposition d’outils de formation sur les bonnes pratiques agricoles au profit des différents acteurs.

Le Marching Found, qui est un fonds de subvention et de contrepartie mis directement à la disposition des différents partenaires sélectionnés suite à des appels à projets, a également permis au projet CARI de collaborer avec le secteur privé pour améliorer les services rendus aux producteurs, aux fournisseurs d’intrants…

Aladji Traoré Boukary responsable de la Rizerie Wend Yaam Bobo

Aladji Boukary Traoré, responsable de la Rizerie Wend-Yaam de Bobo-Dioulasso, qui évolue dans la filière riz depuis 1996, milite pour des emballages attrayants. Il estime que les nouveaux emballages ont pour objectif de montrer que le riz local est aussi compétitif que le riz importé, susceptible d’attirer les clients. « Même si l’on produit de la qualité, si on n’a pas un bon emballage, ça ne convainc pas », estime M. Traoré.

Le directeur régional de l’agriculture et des aménagements hydro-agricoles des Hauts-Bassins, Julien Ouédraogo, a, pour sa part, rassuré les producteurs de riz de l’appui du gouvernement en intrants. Il a aussi réitéré la disponibilité de ses agents à donner aux producteurs un appui technique, et à accompagner les transformateurs et transformatrices de riz.

Alain Sanou 4e adjoint au maire de la commune de Bobo Dioulasso Bourahima Sanou

Il a par ailleurs invité la population à consommer les mets locaux. « Nous devons produire ce que nous mangeons et manger ce que nous produisons », a-t-il martelé, avant de se justifier : « Le riz local est de qualité nutritionnelle incontestable, préserve la santé, contrairement à la plupart des riz importés. Consommer ce riz reviendrait ainsi à réduire le taux d’exportation et à booster la production du riz local. »[ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Haoua Touré

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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