Projet « Performance monitoring and accountability 2020 » : Près de 50% des femmes en union de 15-49 ans optent pour des méthodes contraceptives

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Projet « Performance monitoring and accountability 2020 » : Près de 50% des femmes en union de 15-49 ans optent pour des méthodes contraceptives

Le 9 mai 2019, s’est tenu à Ouagadougou, un atelier de dissémination des résultats du 6e round du projet Performance monitoring and accountability 2020 (PMA2020) et marquant le début de la phase II du projet sur la période 2019-2022 au Burkina Faso. Organisé par L’Institut supérieur des sciences de la population (ISSP), la cérémonie d’ouverture était placée sous la présidence de la Santé, Léonie Claudine Lougué/Sorgho et la co-présidence de la ministre du Développement, de l’économie numérique et des postes, Hadja Ouattara/Sanon et celui en charge de l’Enseignement supérieur, Alkassoum Maïga.

Démarré en 2014, le projet Performance monitoring and accountability 2020 (PMA2020) est mis en œuvre par l’Institut supérieur des sciences de la population (ISSP) de l’Université Joseph Ki-Zerbo en partenariat avec l’Institut Bill & Melinda Gates pour la population et la santé de la reproduction de l’Université de Johns Hopkins aux Etats Unis. Basé sur l’utilisation de la technologie mobile pour réaliser des enquêtes rapides et à moindre coût, PMA2020 se voulait un outil de suivi annuel des progrès réalisés en matière de planification familiale (PF) dans 11 pays d’Afrique et d’Asie, dont le Burkina Faso.


La 6e vague de collecte de données qui s’est déroulée de décembre 2018 à janvier 2019 auprès d’un échantillon de 2 763 ménages, 3 329 femmes de 15-49 ans et 125 sites de prestation de santé, vient boucler la première phase du projet qui constitue quatre (04) années de suivi des indicateurs de données de PF. Afin de communiquer les résultats de cette plateforme innovante de recherche aussi bien en termes de résultats scientifiques atteints mais aussi et surtout en termes d’impact de ces résultats sur l’amélioration des conditions de vie des populations, il a été organisé un atelier de dissémination, le jeudi 9 mai 2019, à Ouagadougou.

La belle expérience de recherche collaborative entre l’équipe de recherche de l’ISSP et l’Université de Johns Hopkins a permis d’engranger des prouesses. Les résultats de la vague 6 et celles des vagues antérieures montrent une progression du taux de prévalence contraceptive moderne au Burkina Faso chez les femmes âgées de 15-49 ans et plus particulièrement chez celles en union. En effet, les statistiques indiquent qu’en 2018, 3 femmes sur 10 utilisent une méthode de contraception moderne au Burkina Faso contre 1 femme sur 4 en 2016 et 1 femme sur 5 en 2015. Ce chiffre est plus important dans le milieu urbain (40,8%, PMA2020-2018) que le milieu rural (28,5%, PMA2020-2018).


L’enquête révèle également qu’au moment de la vague 6 (PMA2020-2018), près de 50% des femmes en union de 15-49 ans optent pour des méthodes contraceptives de longues durées d’action à savoir les implants (44,1%, PMA2020-2018) et le dispositif intra-utérin (4,7%, PMA2020-2018). Les méthodes les plus employées dans notre pays sont les implants et les injectables.

Grâce à ses acquis et l’engouement autour de cette première phase de la plateforme de recherche, l’Université de Johns Hopkins a obtenu de la Fondation Bill & Melinda Gates, le financement d’une deuxième phase de 4 ans (2019-2022) en vue de consolider les acquis. Elle concerne huit (08) pays de la phase initiale auxquels ont été ajoutés trois (03) nouveaux pays du partenariat de Ouagadougou que sont le Bénin, la Guinée et le Togo. Dans la nouvelle phase du projet, PMA devient « Performance monitoring for action ».

Dans son intervention, le directeur adjoint de l’ISSP, Dr Georges Guiella, a adressé ses remerciements à la ministre de la Santé et le ministère de l’Enseignement supérieur pour leur soutien et indiqué qu’ils ont adressé directement des lettres de soutien à la direction de PMA2020, pour témoigner de tout l’intérêt qu’ils portent à cette plateforme au Burkina Faso. Cette seconde phase, à l’en croire, est prometteuse et surtout en phase avec la vision de l’ISSP qui est que « c’est en travaillant en synergie avec l’ensemble des acteurs du monde politique, académique et de la recherche, acteurs terrain, OSC, acteurs du plaidoyer (…) que nous parviendrons à des résultats probants à même de guider les actions, les interventions et les politiques bâties sur des évidences ».


C’est pourquoi, elle aura la particularité de voir la collaboration et la mutualisation des efforts entre l’ISSP et Jhpiego. La deuxième innovation, selon M. Guiella, est la mise en place d’un Comité consultatif et de suivi de la plateforme. Il réunira les principaux acteurs du domaine de la santé, de la reproduction sous le leadership du ministre de la Santé. Ils auront entre autres, pour mission de donner des orientations sur les thématiques d’intérêt national ainsi que les indicateurs clés susceptibles d’être suivis par la plateforme. Ce qui permettra de disposer de bases scientifiques solides pour la prise de décisions et l’action.

Pour sa part, Mme la ministre de la Santé, Léonie Claudine Lougué/Sorgho, a félicité l’ensemble des acteurs pour les résultats acquis au cours de la première phase du projet de recherche, avant de se réjouir du choix du Burkina Faso pour bénéficier de la deuxième phase. Elle en a profité pour adresser les remerciements du gouvernement à la Fondation Bill & Melinda Gates pour ses multiples efforts en faveur de l’amélioration de la santé des populations. Tout en réaffirmant l’engagement de Jhpiego à accompagner le ministère de la Santé, le directeur pays, Dr Stanislas Nébié, a promis de soutenir les programmes de santé qui sauvent la vie des femmes et de leurs familles.

Aïssata Laure G. Sidibé

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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