Projet « Paludisme et maladies tropicales négligées » : Le comité régional de pilotage examine les résultats

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Projet « Paludisme et maladies tropicales négligées » : Le comité régional de pilotage examine les résultats

Ouagadougou a abrité ce samedi 22 février 2020 la 7e réunion du comité régional de pilotage du projet « Paludisme et Maladies tropicales négligées ». Un projet financé par la Banque mondiale, mis en œuvre au Burkina Faso, au Mali et au Niger et coordonné par l’Organisation ouest africaine de la santé (OOAS) qui met aussi en œuvre les actions régionales du projet.

La 7e réunion du comité régional de pilotage du projet « Paludisme et maladies tropicales négligées » (P/MTN) se tient après celle du comité technique tenue du 19 au 21 février 2020. Le comité de pilotage qui se réunit une fois par semestre apprécie les progrès réalisés, donne des orientations et fait des recommandations pour optimiser la mise en œuvre du projet.

Comme à l’accoutumée, les membres du comité régional de pilotage du projet P/MTN réunis ce samedi 22 février 2020 ont examiné le rapport fourni par le Comité technique du projet, examiner et valider les plans annuels de travail budgétisés (PTAB) 2019 et des plans de passation des marchés (PPM). Ils ont aussi pu apprécier le niveau des indicateurs de performance du projet à fin décembre 2019, mais aussi apprécier et valider les PTAB et les PPM du projet « Paludisme saisonnier et maladies tropicales négligées » des pays et de l’OOAS pour l’année 2020. Les membres du comité ont en outre apprécié le cadre des résultats révisé du projet et fait des recommandations pour renforcer la mise en œuvre du projet en 2020, qui est d’ailleurs l’année de clôture.


Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à quelques mois de la fin du projet, les résultats des différentes interventions du projet sont jugés satisfaisants. Selon le secrétaire général du ministère de la Santé, Dr Wilfrid Ouédraogo, plusieurs activités sont à mettre à l’actif de ce projet.

Il s’agit entre autres de l’organisation de campagnes de chimio- prévention du paludisme saisonnier et des campagnes de traitement de masse contre les maladies tropicales négligées dans les pays bénéficiaires, le renforcement de la communication sur le paludisme et les maladies tropicales négligées, l’organisation de campagnes de chirurgie pour la prise en charge des hydrocèles, l’organisation de réunion annuelle de planification conjointe entre les trois pays, etc. « La mise en œuvre de ce projet a permis aux trois pays d’engranger des résultats substantiels et surtout d’améliorer la collaboration sous régionale entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso », a-t-laissé entendre.


Pour la dernière ligne droite du projet, « l’accent doit être mis sur la capitalisation pour qu’au bout des cinq ans de mise en œuvre, on puisse avoir une documentation fiable afin de savoir nous sommes arrivés à quel niveau pour les indicateurs et qu’on puisse capitaliser et demander d’autres actions pour la pérennisation des interventions », a indiqué le secrétaire général.

Des propos partagés par Césaire Ahanhanzo qui coordonne l’ensemble des projets de la Banque mondiale au niveau de l’OOAS. « Nous devons nous assurer que nous avons documenté toutes les bonnes pratiques en lien avec le projet, parce que nous avons à moins d’un an de la fin du projet atteint l’ensemble des indicateurs, des objectifs. Le reste maintenant, c’est de bien documenter et de montrer à la sous-région et à la communauté internationale que quand les pays décident de se mettre ensemble, de travailler ensemble, ça peut marcher. Nous devons également nous assurer que nous avons répondu à l’ensemble des critères des accords de la Banque mondiale(…) ce qui peut encore permettre à nos pays de demander à la banque de continuer à nous appuyer étant donné que les défis de santé sont encore là. »


En rappel, c’est en 2016 qu’a démarré le projet « Paludisme saisonnier et maladies tropicales négligées au Sahel » (P/MTN). Un projet mis en œuvre au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Ce projet financé par la Banque mondiale à hauteur de 121 millions de dollars dont 10 millions pour l’OOAS soit plus de 6 milliards de F CFA a pour objectif d’accroitre l’accès et l’utilisation des services à base communautaire harmonisés pour la prévention et le traitement du paludisme et de certaines maladies tropicales négligées dans les zones transfrontalières des pays bénéficiaires.

Justine Bonkoungou

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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