Projet «Combler l’écart» : l’inclusion socio-économique des personnes handicapées au centre d’une formation à Ouagadougou

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Dans le cadre des activités liées au deuxième résultat attendu de sa composante «a», le projet «Combler l’écart» au Burkina a organisé une session de formation du 11 au 13 juillet 2018 à Ouagadougou. Regroupant 76 points focaux COMUD dont 38 au niveau central et 38 au niveau régional, cette formation vise à contribuer à l’inclusion socio-économique, à l’égalité et à la non-discrimination des personnes handicapées dans les pays à revenu faible et intermédiaire grâce à des institutions et des politiques plus inclusives et responsables.

Financé par l’Union européenne, ce projet a pour objectif d’améliorer l’accès universel à la santé pour les personnes handicapées et de renforcer les capacités des institutions gouvernementales et de la société civile Burkinabè. Mais en particulier, les organisations de personnes handicapées dans la mise en œuvre de la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CDPH) et la formulation de politiques et de stratégies pertinents. Durant les 72 heures, les participants ont été formés par des experts nationaux et internationaux et ont été renforcés dans leur capacité de plaidoyer, de promotion active de l’information sur l’égalité d’accès à la santé universelle, de participation active à la recherche-action et aux processus décisionnels. Tout en tenant compte de la dimension genre, les participants ont activement échangé sur le complexe univers du handicap.

Pour Yvette Dembélé, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, chargé des Affaires sociales, des Personnes vivant avec un handicap et de la Lutte contre l’exclusion, «cette formation est la bienvenue d’autant que cela permettra aux participants venant des institutions, de prendre en compte l’ensemble des préoccupations des personnes vivants avec un handicap dans les projets et programmes de leurs départements ministériels. Lesquels projets et programmes seront pris en compte dans la mise en œuvre de la convention relative aux droits des personnes handicapées vivants au Burkina.»

Représentant l’Agence italienne pour la coopération au développement, Jean-Emile Ouédraogo révèle qu’au moins un demi-milliard de personnes soit une personne sur huit souffre d’un problème de handicap et que les 80% soit une personne sur cinq parmi ceux-ci, vivent dans les pays en voie de développement. Ces personnes selon M. Ouédraogo souffrent aussi de la discrimination et de l’exclusion sociale. Toute chose qui rend plus difficile leur accès à l’éducation, à l’emploi et à la santé. Ce qui les place davantage dans le cercle vicieux de la pauvreté. «Le handicap est une problématique mondiale à laquelle nous devons prêter une attention particulière quelque soit l’échelle à laquelle nous nous trouvons. La coopération italienne ne doute aucunement et est convaincu que les questions fondamentales qui sont au cœur des préoccupations de nos Etats et de celles de multiples acteurs intervenant dans les divers segments de la thématique du handicap sont mieux maitrisés à présent», foi de M. Ouédraogo. 

Souleymane Ouédraogo est représentant des Organisations des personnes handicapées. Pour lui, l’inclusion des personnes handicapées passe par la promotion de leurs droits. Et qui parle de promotion des droits voudrait indiquer également que ces personnes handicapées doivent connaitre les normes internationales et les politiques en leur faveur. «Au sortir de cette formation, nous croyons que ces personnes handicapées sont suffisamment outillées pour pouvoir prendre part activement au processus mis en place en leur faveur», a confié Souleymane Ouédraogo.
 

Fasozine