Professeur Babou Niang : « Je n’ai pas de pacte avec le diable »

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A l’orée de sa croisade, le professeur Babou Niang a rencontré la presse le lundi 30 juillet 2018 à la Maison de la culture ATS de Bobo-Dioulasso. A l’en croire, son utilisation des «  savoirs africains »  pour la prise en charge des maladies scientifiquement incurables n’a rien de satanique. L’accès au lieu est interdit aux moins de 18 ans.

« Sensibiliser, informer les populations sur les méfaits de la magie, de la sorcellerie, de la multiplication des faux billets de banque et la formation au traitement rapide de certaines maladies incurables ». C’est sous ce thème que le Professeur Babou Niang, diplômé de « la maison des 77 secrets de la magie » de Bombay,  va tenir sa croisade le samedi 4 2018 à Bobo-Dioulasso.

L’objectif recherché étant « la restauration de la culture africaine » qui, depuis un certain temps, fait l’objet d’abandon de la part de la nouvelle génération.  Il s’offusque de cette Afrique  dont les enfants n’ont toujours  « rien créé à ce 3ème millénaire ». La raison, selon Babou Niang, n’est autre que les conséquences liées à la perte de  notre identité culturelle  souvent confondue à la pratique religieuse. 

La magie noire n’est pas africaine

Or, « la religion ne doit amener personne à renier sa culture. Je suis un musulman convaincu,  j’ai visité 7 fois la Kaaba. Mais ce que je défends ici, c’est la restauration de nos traditions ancestrales pour une Afrique digne et prospère », insiste-t-il.

Au cours de sa croisade, il prévoit « décortiquer les 4 différentes sortes de magie » que sont la magie blanche, la magie rouge, la magie moderne et la magie noire. La dernière, affirme-t-il, a été attribuée aux Africains « mais en réalité, c’est faux »,  laisse-t-il entendre.

Il a aussi attiré l’attention des populations sur le phénomène de la multiplication des billets qu’il qualifie d’arnaque par des illusionnistes.  Pour preuve, «  j’ai moi-même récolté des maïs semés en 5 minutes devant un public ébahi dans cette même ville de Bobo-Dioulasso. Mais je puis vous assurer que ce  sont  des illusions ».

Il a insisté sur le fait que les savoirs qu’il entend vulgariser sont purement africains et non sataniques : « Je n’ai pas de pacte avec le diable », foi du professeur. Toutefois  l’accès est interdit aux moins de 18 ans. 

Aminata SANOU

Correspondante de Burkina24 à Bobo-Dioulasso

Burkina24.com