Prix de l’excellence Sadate Bikienga : Les bacheliers du Kouritenga informés sur l’orientation universitaire

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Prix de l’excellence Sadate Bikienga : Les  bacheliers du Kouritenga informés sur l’orientation universitaire

Le comité d’organisation du prix de l’excellence Sadate-Bikienga, en collaboration avec le Centre national de l’information, de l’orientation scolaire et professionnelle et des bourses (CIOSPB), a organisé une journée d’information sur les orientations universitaires en faveur des nouveaux bacheliers de la commune de Pouytenga, le lundi 15 juillet 2019. C’était en prélude à la quatrième édition de ce prix organisé chaque année par Sadate Bikienga, au profit des élèves du Kouritenga.

Participer à l’inclusion académique et à la promotion de l’excellence scolaire dans la province du Kouritenga. Tel est l’objectif recherché par le promoteur du prix annuel d’excellence Sadate Bikienga, organisé depuis quatre ans pour récompenser les élèves de la province qui s’illustrent aux examens nationaux.

En prélude à la quatrième édition de ce prix, une journée d’information sur les orientations universitaires a été organisée au profit des nouveaux bacheliers de la commune de Pouytenga. Plus de 200 nouveaux bacheliers ont pris part à cette journée d’orientation, qui a été animée par un conseiller d’orientation scolaire et universitaire du CIOSPB, l’Institut supérieur de la communication et du multimédia (ISCOM) et deux personnes ressources venues témoigner de leurs expériences estudiantines et professionnelles.


Le représentant du CIOSPB a entretenu les bacheliers sur les filières des universités publiques au Burkina Faso, les modalités d’accès et d’obtention d’une bourse nationale et internationale. De sa présentation, on retient qu’il existe des filières professionnelles qui préparent à un métier déterminé et des filières de recherche dont les études peuvent s’étendre jusqu’au doctorat, huit à dix années minimum après le baccalauréat.

L’ISCOM, spécialisé dans le domaine de la communication et de l’information numériques, a présenté les filières qu’elle offre aux bacheliers. Selon Esther Zongo, l’ISCOM dispose de filières d’information-communication et d’informatique, notamment le web-développement.

Bagaré Saïdou Diallo, juriste-financier et expert en passation des marchés publics, et le Dr Sidnooma Aziz Traoré ont partagé leurs expériences de vie d’étudiant et professionnelle avec les nouveaux bacheliers. Saïdou Diallo a étudié le droit à l’université de Ouagadougou, après son baccalauréat série A4. Il a obtenu son diplôme de maîtrise après quatre années d’études jalonnées d’embûches. Il avoue avoir traversé des moments où il fallait se nourrir de fruits sauvages pour survivre.

Bagaré Saïdou Diallo

Cependant, l’arbre ne doit pas cacher la forêt ; les souffrances ne doivent pas faire perdre de vue les objectifs, ce pour quoi on choisit d’aller à l’école et de poursuivre les études. Pour lui, les difficultés sont des moments pour se forger une personnalité qui servira plus tard dans la vie professionnelle et même sociale. Un étudiant ne doit pas chercher à fuir les difficultés, il doit plutôt les affronter avec courage et détermination, faire des choix objectifs et les assumer en toute responsabilité, a expliqué Saïdou Diallo. C’est après la maîtrise qu’il a obtenu le concours d’inspecteurs à l’École nationale des régies financières (ENAREF) et tout ce qui s’est en suivi comme expérience professionnelle.

Esther Zongo de l’ISCOM

Le Dr Sidnooma Traoré, quant à lui, a obtenu une bourse pour des études en Algérie après le Bac, puis pour la France, d’où il sortira docteur en économie environnementale. Il enseigne d’abord en France à l’université de Montpellier avant de revenir au Burkina en 2018, pour servir son pays. Pour ces deux témoins, l’atelier est le bienvenu, d’autant plus que le CIOSPB a du mal à couvrir tout le territoire national pour orienter les élèves qui ne savent pas exactement les réalités qui se trouvent au-delà du diplôme du baccalauréat. Ils ont aussi dit leur satisfaction pour l’intérêt affiché par les bénéficiaires et leur soif d’informations.

Sidnooma Aziz Traoré

Les bénéficiaires disent avoir reçu plus qu’ils n’en attendaient, parce que pour eux, les témoignages ont été très émouvants et les présentations bien fournies. Ils disent être prêts à opérer leurs choix et à mieux affronter la vie d’étudiant.


Etienne Lankoandé

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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