Prévention des sinistres : La fausse alerte de la SONAR

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Prévention des sinistres : La fausse alerte de la SONAR

À 10h précises, l’alarme retentit dans le bâtiment de la SONAR à Ouagadougou. Sans crier gare, les agents, les clients dans l’immeuble se précipitent vers la sortie. Ils sont orientés dans ce branle-bas par des guides et des serre-files qui ont reçu une formation au préalable sur la conduite à tenir en pareille situation. Chacun d’eux s’occupe d’un palier du vaste immeuble et connait chaque personnel de son palier. Leur rôle : orienter, faciliter l’évacuation. Ainsi plus de 80 personnes sont convergées en lieu sûr, au point de rassemblement, hors du bâtiment.

4 minutes 7 secondes, c’est le temps qu’il a fallu pour effectuer cet exercice. Un bon timing, selon l’adjudant-chef major Sibri Kaboré, de la direction études et prévention à la Brigade nationale des sapeurs-pompiers. Cette appréciation, il l’a faite parce qu’il y a une année, à l’occasion de ce même manège, l’on était à plus de 5 minutes.

Prévention des sinistres : La fausse alerte de la SONAR« Vous êtes dans le timing, mais il faut toujours redoubler d’efforts parce qu’on peut faire moins que cela », a lancé l’adjudant-chef major. À l’heure du bilan de l’exercice, il a précisé que tout s’est bien passé dans l’ensemble. « Lorsque l’alarme retentit, il n’y a rien à faire, il faut libérer tout, quitter le local, fermer sa porte et rejoindre le point de regroupement. Parce que vous ne savez pas à quel genre de sinistre vous avez affaire. Préservez d’abord votre vie, le reste on verra après », a poursuivi l’adjudant-chef major Sibri Kaboré.

Prévention des sinistres : La fausse alerte de la SONARPar contre, il a noté un couac qui pourrait aussi survenir en temps réel. Pour des raisons de santé, un agent a refusé de sortir de son bureau. Le sapeur-pompier a précisé qu’en temps de sinistre, il faut sortir cette personne « coûte que coûte, vaille que vaille », même si elle ne peut pas se déplacer. « On va former les guides et des serre-files pour prendre cette victime en charge et l’amener dans un endroit sûr », a poursuivi l’adjudant-chef.

Parer à toute éventualité

Prévention des sinistres : La fausse alerte de la SONARSelon Emmanuel Badolo, directeur des ressources humaines et de la logistique du groupe SONAR, cet exercice d’évacuation répondait à deux objectifs. D’abord c’est une exigence légale. Les propriétaires ou occupants des immeubles d’un certain standing sont astreints à faire ce genre d’exercice annuel d’évacuation. « La SONAR est une société commerciale, attachée à tout ce qui est responsabilité sociale et sociétale », a noté le directeur des ressources humaines, pour qui, il fallait se plier à la loi.
En plus, l’exercice répond à la démarche qualité de la société qui est certifiée à la norme ISO 9001. Il faut toujours s’inscrire dans cette logique de la qualité, d’où cette manœuvre.

Prévention des sinistres : La fausse alerte de la SONAR« On ne sait pas d’où peut venir l’incendie. Il peut être accidentel ou d’origine criminelle. Avec notre environnement sécuritaire, il est important de sensibiliser le personnel, l’outiller parce que la vie humaine n’a pas de prix », a indiqué Emmanuel Badolo.
Après cette étape, une nouvelle formation de l’ensemble du personnel au b.a.-ba de la prévention incendie sera assurée par les sapeurs-pompiers dans une de leurs casernes. Elle sera doublement profitable aux employés, au bureau, mais aussi une fois dans leurs domiciles. Ils pourront ainsi parer à toute éventualité, et limiter les dégâts si un sinistre survenait.

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

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