Prévention de l’extrémisme violent : le Cerfi forme des Imams et maitres coraniques

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Reconnu officiellement le 23 juin 1989 comme organisation de la société civile à caractère religieux, le Cercle d’études, de recherches et de formation islamiques (CERFI) s’est donné pour mission de contribuer à la promotion de l’islam et au développement social et économique du Burkina Faso dans plusieurs secteurs notamment l’éducation, des actions au service de l’humain et la formation des ressources humaines compétentes dans divers secteurs. C’est dans cette logique que sur initiative de la CEDEAO, le centre a organisé une formation du 21 décembre 2019 au 11 janvier 2020 au profit des Imams et maitres d’écoles coraniques du Burkina Faso sur la prévention de l’extrémisme violent et la radicalisation.

Plusieurs modules ont meublé cette session de formation. Il s’agit notamment la prévention et la gestion des conflits qui naissent dans les communautés, les droits humains et les notions de justice, la santé publique, l’environnement et son lien avec le développement durable. Après une vingtaine de jours de formations, les participants qui ont reçu leur attestation le 10 janvier dernier, ont par la voix de Harouna Tao, dit toute leur satisfaction et ont pris l’engagement de prêcher « la bonne nouvelle » dans les écoles coraniques et les lieux de prêche. Ils ont aussi invité les organisateurs à prendre en compte l’ensemble des acteurs concernés qui n’ont pas bénéficié de cette formation dans d’autres initiatives du genre.

Pour sa part, Léopoldo Amado, Commissaire à l’education, sciences et culture de la CEDEAO, a indiqué que ce programme mis en place par son institution en 2017, vise à renforcer les compétences pédagogiques et la connaissance des Imams, prêcheurs et maitres d’écoles coraniques à l’aide de nouveaux programmes élaborés par la CEDEAO. Il s’agit de l’éducation pour la paix, la prévention de l’extrémisme violent, l’environnement, droits humains etc. « Par cette formation, la CEDEAO a fait le choix de soutenir le rôle que jouent les religions pour la préservation de la paix et la cohésion sociale », a indiqué M. Amado.

Pour sa part, le ministre d’Etat, de l’Administration territorial, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, Siméon Sawadogo a mentionné que le gouvernement a fait le constat qu’un travail doit être fait pour l’éradication de l’extrémisme violent. A travers cette formation, le ministre estime que les participants mieux imprégnés des vrais préceptes de la religion et qu’ils partent former leurs fidèles à leur tour.

Source : Fasozine.com

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