Planification familiale : Promouvoir l’utilisation des méthodes contraceptives pour prévenir les grossesses non-désirées

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Planification familiale : Promouvoir l’utilisation des méthodes contraceptives pour prévenir les grossesses non-désirées

« Comparativement aux autres districts de la région des Hauts-Bassins, l’utilisation des méthodes contraceptives est relativement peu élevée, soit 19% pour la commune, contre 23% pour la région », a noté le Dr Saidou Bagaya, Médecin-chef du district sanitaire (MCD) de Houndé. En effet, dit-il, le phénomène des grossesses non-désirées est une réalité dans la commune et lorsque les jeunes filles tombent enceintes, elles sont souvent bannies de leurs familles et rejetées par la société.

C’est le cas de Salimata Ba, dans la commune de Founzan, une localité située à environ 40 kilomètres de Houndé. Agée de 19 ans, Salimata, par ignorance, est tombée enceinte à l’âge de 16 ans, après avoir eu des rapports sexuels non-protégés avec son petit ami.
Rejetée par sa famille, la jeune fille nous confie avoir perdu deux années scolaires à cause de sa grossesse. « À l’époque, quand mes ainés me parlaient de méthodes contraceptives, je leur répondais que c’était une pratique réservée aux adultes », se souvient cette élève en classe de 4e, soulignant que « j’ai des regrets pour cette erreur que j’ai commise.

Ma fille de 2 ans et moi, nous sommes une charge pour mes parents et je ne suis pas fière de cette situation ». Puis de poursuivre : « Lorsque mon papa me regarde, je sens de la déception dans son regard, mais je le comprends, je suis sa fille unique. »

Toutefois, Salimata refuse de baisser les bras. À son tour, elle appelle ses jeunes sœurs à écouter les conseils des ainés pour éviter les grossesses non-désirées et les maladies sexuellement transmissibles. « J’invite les jeunes filles à aller dans les centres de santé pour écouter les conseils des médecins sur les méthodes contraceptives », a-t-elle lancé.

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Pierre Boni, désemparé par la situation de ses filles, raconte combien il a été négligeant sur les méthodes contraceptives.

Après Founzan, cap a été mis sur Koumbia, où nous avons rencontré Pierre Boni. Il est père de deux filles âgées respectivement de 16 et 18 ans, toutes deux enceintes. Pierre Boni est aujourd’hui désemparé. Les deux partenaires de ses filles ont refusé de reconnaître les grossesses. « Mes filles ont pourtant reçu une éducation basée sur la religion et je n’ai pas voulu leur parler des méthodes contraceptives, au risque de leur laisser une porte ouverte au vagabondage sexuel », a-t-il confié.

Aminata Rachelle Ouédraogo, sage-femme responsable du centre d’écoute pour jeunes de l’Association burkinabè pour le bien-être familial (ABBEF) de Bobo-Dioulasso, invite les jeunes à s’intéresser aux services de sa structure. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]


Amandine Kabo

Lefaso.net