Pires formes de travail des enfants : Le projet CLEAR II fédère les énergies pour des actions plus efficaces

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Pires formes de travail des enfants : Le projet CLEAR II fédère les énergies pour des actions plus efficaces

Pour sa coordinatrice-résidente, Christelle Kalwoulé, le projet Clear II, qui travaille de concert avec le gouvernement, fournit une assitance technique pour réduire significativement le travail des enfants. C’est dans cette détermination d’accompagnement dans la quête d’une vie plus épanouie des enfants (loin des travaux dangereux) qu’a été prise cette initiative de rassembler les parties prenantes pour une meilleure surveillance du travail des enfants. Cela vise à s’assurer de l’effectivité d’une compréhension commune de la raison d’être et du but d’un système de surveillance du travail des enfants, à examiner les stratégies possibles d’amélioration de la surveillance du travail des enfants. Il s’agit aussi par là, de procéder à une analyse des intervenants afin d’établir les rôles, les responsabilités et les capacités de chaque partenaire potentiel du système de surveillance du travail des enfants.

Pires formes de travail des enfants : Le projet CLEAR II fédère les énergies pour des actions plus efficaces
( de gauche à droite) : Le représentant de l’ambassade des USA, John C. Corrao, la directrice générale de la protection sociale et la coordinatrice-résidente du projet CLEAR II, Christelle Kalwoulé.

Dans un élan inter-actif, ces travaux consisteront essentiellement en des communications, des exposés, des travaux de groupes et des échanges en plenière. En clair, les participants auront d’abord droit à une présentation de la situation du travail des enfants au Burkina, un aperçu général sur la stratégie nationale de lutte contre les pires formes de travail des enfants et le plan opérational, la cartographie des acteurs et analyse des capacités des participants. Les participants vont aussi échanger sur leurs expériences et les bonnes pratiques en vue d’améliorer le système de surveillance du travail des enfants.

« Il y a également notre partenaire, Verité, venu des Etats-Unis, qui va aussi faciliter et partager d’autres pratiques à travers le monde et à la fin, nous allons élaborer un plan national de comment les acteurs peuvent travailler ensemble pour améliorer la lutte contre le travail des enfants », a précisé Mme Kanwoulé.

Pires formes de travail des enfants : Le projet CLEAR II fédère les énergies pour des actions plus efficaces
Coordinatrice-résidente de CLEAR II, Christelle Kalwoulé

Par un zoom sur la situation, la coordinatrice-résidente, Christelle Kalwoulé, a expliqué que le travail des enfants est un phénomène assez complexe. « Pour lutter contre ce phénomène, le ministère seul ne peut pas, les associations à elles seules ne peuvent pas », d’où la nécessité de fédérer les énergies pour y faire face efficacement. C’est pourquoi, tout en faisant mention au gouvernement pour l’élaboration de la stratégie nationale de lutte contre les pires formes de travail (2018-2025), Mme Kalwoulé estime que ce référentiel est un bon appui pour les acteurs intervenants dans le domaine pour y mettre du contenu dans la dynamique de travailler ensemble.

Pires formes de travail des enfants : Le projet CLEAR II fédère les énergies pour des actions plus efficacesLes acteurs ont saisi l’opportunité pour, une fois de plus, lancer un appel aux parents sur leur responsabilité vis-à-vis des enfants. « C’est vrai que les enfants doivent apprendre à travailler (il y a le travail socialisant), mais ils doivent être à l’école. L’éducation, c’est un investissement, mais un investissement sûr pour le long terme. Il ne faut pas voir les enfants comme des acteurs qui doivent enrichir la famille, mais plutôt prendre en compte leur santé, leur développement. Se dire qu’on met des enfants au monde pour s’en occuper ; ce n’est pas aux enfants de s’occuper des parents, mais plutôt aux parents de s’occuper des enfants. Alors que de plus en plus, on constate que les parents sont en clin à pousser les enfants à aller chercher de l’argent pour nourrir la famille ; ce qui est un peu en l’envers « , a interpellé Christelle Kalwoulé.

Winrock international est une organisation américaine, qui travaille dans plus de 40 pays et exécute à ce jour plus de 200 projets à travers le monde. C’est une organisation qui travaille beaucoup dans l’agriculture, notamment à travers la recherche et l’innovation, et aussi dans le développement du capital humain et social, le domaine de l’énergie et l’utilisation durable des moyens d’existence.

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OL
Lefaso.net

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