Partenariat pays Banque mondiale Burkina Faso

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Dans le cadre de l’élaboration du diagnostic Systématique-pays par la Banque mondiale pour le compte du Burkina Faso, un atelier régional s’est tenu le 19 septembre à Koudougou en vue de recueillir les attentes des populations du Centre-Ouest pour la période 2017-2020.

Le groupe de la Banque mondiale a entrepris le Diagnostic systématique -pays (DSP), de la situation économique et sociale du Burkina Faso en vue de la préparation de son nouveau cadre de Partenariat-pays pour la période 2017-2020. Ce DSP prévoit un processus consultatif avec l’ensemble des acteurs socio-économiques et professionnels du pays. D’où la tenue d’un atelier à Koudougou, le 19 septembre 2016, dont l’objectif est de recueillir les avis des acteurs sur les résultats du diagnostic réalisé par les experts sectoriels du groupe de la Banque mondiale. Il s’est agi également de recueillir les attentes des populations vis-à-vis du groupe de la Banque mondiale pour la période 2017-2020 et de dégager les grandes priorités du nouveau Partenariat-pays. Selon le représentant-résident de la Banque mondiale au Burkina Faso, Cheick Kanté, le DPS est l’instrument permettant d’identifier les principaux défis et opportunités pour réaliser le double objectif de réduction de l’extrême pauvreté et de promotion d’une prospérité mieux partagée. Un DSP qui a fait l’objet de présentation aux participants par Mme Mariam Diop, économiste principale au bureau de la Banque mondiale à Ouagadougou. Les consultations, engagées dans cinq régions du Burkina Faso dont le Centre-Ouest, permettront de s’assurer de la pertinence de l’analyse des insuffisances notées dans les domaines de la gouvernance, du capital humain et des infrastructures. Elles aideront à identifier clairement les domaines prioritaires d’intervention du groupe pour les quatre prochaines années. C’est du reste ce qui a fait l’objet de travaux en groupes, dont le premier groupe a fait le diagnostic sur la gouvernance, tandis que le deuxième s’est penché sur le capital humain et les infrastructures. Au demeurant, sur la base des contraintes relevées par les analyses du DSP, deux chemins critiques se dégagent, à savoir la création d’emplois productifs, l’accessibilité aux services sociaux et les infrastructures de base par tous. Entre autres contraintes identifiées, figurent celles liées au changement climatique, à la démographie, à la gouvernance et la sécurité, à l’intégration régionale et à la stabilité macroéconomique. Pour leur part, les participants ont fait des propositions qui prennent en compte le développement à la base et dans tous les secteurs d’activités.

18 projets identifiés

En rappel, le portefeuille actuel du Groupe de la Banque mondiale au Burkina Faso est composé de 18 projets nationaux représentant un engagement total de plus de 1,21 milliard de dollars US, et de 7 projets régionaux représentant un engagement de 163,80 millions de dollars US. Selon le représentant-résident, la réalisation de ces projets sera d’un atout inestimable dans la réussite du programme de développement du Président du Faso contenu dans le Programme national de développement économique et social (PNDES). Quant à la gouverneure du Centre-Ouest, Alizata Dabiré/Sawadogo, elle s’est réjouie de la tenue de cet atelier de consultation qui vient comme un complément à la rencontre avec le chef du gouvernement sur le PNDES.

François KABORE

Bayiri.com