Pardon de Blaise Compaoré : C’est une «appréciation personnelle » de Ablassé Ouédraogo

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Blaise Compaoré a-t-il affirmé avoir pardonné lors de sa rencontre avec une délégation de la Coalition pour la démocratie et la réconciliation nationale (CODER) conduite par son Président, Me Gilbert Noël Ouédraogo ?  Non, répond en somme le président de la CODER. « J’étais à l’audience, on n’a pas évoqué cette question », dit-il.

Au micro de Burkina 24, le samedi 15 avril 2017, le président de la Coalition pour la démocratie et la réconciliation nationale (CODER) Me Gilbert Noël Ouédraogo est revenu sur cette phrase, ‘’Blaise Compaoré a pardonné’’ lancée par Ablassé Ouédraogo, président sortant de la CODER au sortir de la rencontre avec l’ancien président du Faso, Blaise Compaoré à Abidjan le 11 avril 2017.

Du contenu de la rencontre, foi de Me Ouédraogo, son groupe a délivré le même message qu’il porte à toutes les personnes rencontrées. « Nous avons fait une offre en 4 points : la justice, la paix et la réconciliation nationale. Deuxièmement, c’est la remise de la nation au travail. Troisièmement, c’est la relance économique, et quatrièmement, c’est la sauvegarde de la démocratie », explique Me Ouédraogo.

A en croire le président de la CODER, « le président » Blaise Compaoré qui « se porte bien » a reçu le message, a apprécié et adhéré à la démarche. Il a surtout conseillé, indique Me Ouédraogo, « d’élargir la concertation et à consulter le maximum possible de Burkinabè ».

Mais, la CODER a-t-elle parlé du procès de Blaise Compaoré qui aura lieu le 27 avril lors de cette rencontre ? « Nous avons parlé de la justice dans son entièreté. En réalité, nous n’avons pas fait de particularité », répond Me Ouédraogo tout de go. « Nous sommes pour la vérité, la justice et la réconciliation nationale et nous voulons que chacun assume sa part de responsabilité historique », poursuit-il.

L’actuel président de la CODER a surtout insisté sur un fait qui a pris plus d’ampleur face à ce qui est présenté, par lui, comme l’élément central de la rencontre : « Beaucoup de gens nous interpellent sur l’aspect ‘’Blaise a pardonné’’. Ce n’est pas un point qu’on a abordé », avance Me Ouédraogo.

« En réalité, poursuit-il, tel que Ablassé Ouédraogo l’a présenté, c’est sa déduction personnelle, c’est son appréciation personnelle. Sinon, on n’a pas abordé la question. Il n’a pas dit que Blaise a dit. C’est lui qui a déduit. Sinon, j’étais à l’audience, on n’a pas évoqué cette question. On a parlé. Que chacun assume sa part de responsabilité dans l’histoire du Burkina ».

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

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