Papa Wemba, un an déjà!

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Le dimanche 24 avril 2016 à 5 h 24, l’Afrique se réveille avec la nouvelle la plus sombre qui puisse être pour le monde des arts et de la culture cette année-là. Papa Wemba venait de tirer sa révérence sur la scène de la 9ème édition du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (Femua), à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

Entouré de ses musiciens aux doigtés emballant et de ses danseuses pétillantes, le » Mzé », le père en lingala, en directe sur les antennes de la première chaîne de la Radio Télévision Ivoirienne, RTI1, déportait son quartier latin sur les bords de la lagune Ebrié, à Anoumabo, dans la commune de Marcory, Abidjan, à la faveur du Femua 9. Il promet alors aux millions de téléspectateurs et aux milliers de festivaliers de « (les) amener tous au pays de la rumba, la RD Congo! ».

Après seulement trois chansons exécutées, tout porte à croire que le vol « au pays de la rumba » est détourné pour une destination inespérée en cette occasion de réjouissance. La raison, Papa Wemba vient de s’écrouler sur scène. Il ne faisait certainement pas montre  de sa corde d’acteur de cinéma même si l’on se souvient du film « La vie est belle » de Ngangura Dieudonné Mweze et Benoît Lamy, sorti en 1987.

Il est transporté de toute urgence dans un établissement hospitalier de la capitale économique ivoirienne. Rien n’y fit. Les médecins affectés à ses soins avouent leur impuissance, « le pire s’étant déjà produit ».

Ce lundi 24 avril 2017, l’Afrique célèbre l’an 1 de la disparition de Papa Wemba, de son vrai nom Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba.

Il eu droit à des funérailles dignes et grandioses dans son pays la R.D. Congo. « Nous n’avons jamais vu une telle ferveur populaire », a reconnu Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

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