Paludisme au Burkina : Un problème de santé publique

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Les cas de paludisme sont en constante évolution au Burkina Faso passant ainsi de  8 278463 en 2013 à 11 915 816 en 2017. Avec ces chiffres, il  occupe à présent le 8ème rang des pays africains en termes de cas de paludisme, selon  le dernier rapport mondial 2017.

L’augmentation du nombre de nouveaux de cas est décrite comme étant « une situation paradoxale » par Isaïe Meda, directeur général de la santé publique. « Une prise de décision judicieuse passe nécessairement par la disponibilité d’information de bonne qualité partant de données de qualité », dit-il.  Le rapport mondial 2017 classe le Burkina au  8ème rang des pays africains en termes de nombre de cas de paludisme diagnostiqués.

Des statistiques relevant du ministère de la santé, il ressort qu’entre 2013 et 2017, le nombre de cas de paludisme est passé de 8 278463 à 11 915 816. Il y a là, « une augmentation graduelle et significative de l’incidence », note Isaïe Meda. Et le directeur de la santé publique d’ajouter : « Nous ne pouvons pas nous réjouir de faire partie de ces pays où l’incidence augmente ».

Ces chiffres font que « le paludisme demeure un problème de santé publique ici au Burkina Faso », observe Alimata Jeanne Diarra/Nama, représentante de l’OMS au Burkina Faso. Il est impérieux, poursuit-elle, que l’ensemble des acteurs portent un regard critique et analytique sur l’évolution de la situation épidémiologique du paludisme au Burkina Faso.

Paludisme au Burkina : Un problème de santé publique
Le présidium à l’ouverture de la rencontre de 48 heures sur le paludisme.

Pour la cause, deux jours durant avant le 25 avril, journée mondiale de lutte contre le paludisme, ces acteurs sont réunis pour analyser la situation, passer en revue la gestion des données au niveau des formations sanitaires et centrales pour trouver des pistes à cette « situation anormale » qui est que le nombre de nouveaux cas augmente par an.

« Nous devons œuvrer davantage pour garantir des données de qualité si nous voulons produire une information afin de permettre une prise de décision appropriée », a dit le directeur de la santé publique dans son adresse aux participants à la rencontre de diagnostic étalée sur 48 heures.

Pour la représentante résidente de l’OMS, l’importance de cet atelier de réflexion pour identifier les causes possibles de cette augmentation et trouver des solutions idoines afin d’inverser la tendance du paludisme au Burkina ne se discute pas.

Alimata Jeanne Diarra/Nama a sollicité la contribution  et l’engagement de tous au « Burkina Faso (qui) fait partie des pays où le fardeau de la maladie est important ».  « C’est dès maintenant que ces mesures fortes doivent être prises », lance le directeur de la santé publique en référence à l’engagement du pays à éliminer le paludisme à l’horizon 2030.

Oui KOETA

Burkina24

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