Ouagadougou : des huiles alimentaires et de moteurs sous scellé par le ministère du commerce

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Plus de 23
mille pneus d’engins à 2 roues, des huiles alimentaires et de moteurs ont été
mis sous scellé ce mardi par le ministère du commerce. Ces produits importés
n’ont pas reçu une autorisation préalable comme le prévoit la règlementation.
Une règlementation destinée à protéger l’industrie locale burkinabè. Le
ministre du commerce et de l’industrie était lui-même dans les magasins de
l’entreprise concernée. Pour lui, la démarche se veut pédagogique.

L’entreprise
DMD BF est tombée dans les mailles du filet des services de contrôle du
ministère du commerce. Ses magasins, à Kossodo et à Wayaghin sont mis sous
scellés. Ils contiennent essentiellement de plus de 23 milles pneus d’engins à
2 roues et de plusieurs milliers de litres d’huiles alimentaires. Pour ces
produits, la règlementation requière une autorisation spéciale d’importation
que DMD BF ne possède pas. Le ministre Harouna Kaboré.

Lorsque vous
souhaitez importer (par exemple) de l’huile alimentaire, vous devez  avoir une autorisation spéciale d’importer.
Nous analysons d’abord l’échantillon du produit à travers l’agence burkinabè de
normalisation. On vous donne maintenant l’autorisation. Mais avant, nous avons
un stock national et vous devrez disposer d’une facture d’enlèvement du stock
national, complété à votre dossier  »

La même
disposition concerne d’autres produits tels que le sucre. Mais pour le
ministre, il ne s’agit pas non plus d’interdire l’importation de ces produits
dont la production nationale n’est pas encore suffisante. Harouna Kaboré.

« On devrait
pouvoir épuiser le stock national et bénéficier en même temps l’autorisation de
commander pour combler le gap. Mais si la règle devient de faire des
importations abusives qui ne respectent pas les règles pour tuer l’industrie
nationale, vous comprenez très bien qu’on ne peut pas laisser faire »

Parmi les
produits scellés, il y a également des huiles de moteur. L’entreprise ne
dispose pas là non plus d’un agrément d’importation.

Mais elle
s’engage à s’inscrire désormais dans la légalité. El Radi Rayan, représentant
de DMD BF.

« On a
compris les instructions du ministre et on prend notre  engagements avec lui afin qu’à sa prochaine
visite, le ministre nous compte parmi les sociétés exemplaires. Et s’il est
nécessaire, on va faire le maximum de notre côté pour collaborer avec les
industries locales.

En
attendant, son entreprise risque entre 500 mille et 500 millions de francs CFA
d’amende, et/ou un emprisonnement d’un à 5 ans.

Abdoul
Fhtave TIEMTORE

Source : Omegabf.info

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