Mouvement des GSP : « Nous attendons le rétablissement de la carrière des GSP et la reprise de service par les 10 », selon le représentant SYNAGSP à la MACO

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Mouvement des GSP : « Nous attendons le rétablissement de la carrière des GSP et la reprise de service par les 10 », selon le  représentant SYNAGSP à la MACO

En marge du sit-in des avocats, nous avons tendu le micro au représentant du Syndicat national des agents de la garde de sécuritaire pénitentiaire du Burkina Faso (SYNAGSP) à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO). L’assistant Léopold Belemkoabga explique les raisons de l’éternisation de la crise, et ce que le syndicat attend avant toute reprise du service.

« Ce que nous revendiquons est très simple. C’est le rétablissement des carrières de tous les GSP, la reprise des 10 révoqués (…) Le juge a donné l’ordonnance de référé mais le ministre n’a pas exécuté. Nous ne savons pas pourquoi il n’a pas exécuté. S’il voulait un apaisement, il pouvait le faire », a déclaré l’assistant Léopold Belemkoabga, représentant du Syndicat national des agents de la garde de sécuritaire pénitentiaire du Burkina Faso (SYNAGSP) à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO).

Il faut rappeler que le Conseil d’Etat a décidé le 8 février 2019 de la suspension du décret de révocation de 10 agents de la Garde de sécurité pénitentiaire (GSP). Ils avaient été radiés des rangs de la fonction publique le 14 novembre 2018 pour « commission de faute d’extrême gravité ». Estimant que les 10 ont été rétablis dans leurs droits, le SYNAGSP exige leur réintégration dans les rangs.


Aussi, le syndicat revendique du matériel de travail qui serait « insignifiant » au regard de la spécificité de leur travail. Quant au rétablissement des carrières, Léopold Belemkoabga soutient que plusieurs commissions ont déjà travaillé sur le texte, sans qu’une issue ne soit trouvée. « Les démarches piétinent (…), rien n’avance », regrette-t-il.

Du coup, les GSP ont décidé d’aller en grève. Conséquence, toute visite aux détenus est suspendue. Les prisons ne reçoivent plus non plus de nouveaux détenus et les escortes pour le palais de justice et les différents transfèrements ne sont plus faits.

Malgré tous les désagréments que ce mouvement cause depuis maintenant plusieurs mois, le représentant du SYNAGSP rassure que le syndicat est animé d’une bonne volonté. Il en veut pour preuve la commission d’application (CAP) qui se tient toujours chaque deux semaines pour permettre aux détenus d’avoir des mesures d’apaisement. Aussi, les courriers sont toujours transmis aux détenus, tout comme les repas envoyés par les parents. Les escortes pour les soins ne sont pas arrêtées.

« Nous attendons urgemment le rétablissement de la carrière des GSP et la reprise du service par les 10, avant toute reprise de service », a conclu l’assistant Léopold Belemkoabga, représentant SYNAGSP à la MACO.

Tiga Cheick Sawadogo

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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