Monde du travail : Les journalistes s’imprègnent des dispositifs de protection sociale au Burkina

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Monde du travail : Les journalistes s’imprègnent des dispositifs de protection sociale au Burkina

Les professionnels des médias sont allés à l’école de la sécurité et de la santé au travail, les 11 et 12 juillet 2019 à Ouagadougou. Cette initiative du ministère en charge de la Fonction publique a pour objectif de partager les informations sur l’importance de la protection sociale et de la sécurité et santé au travail.

Exercer une activité aussi bien formelle qu’informelle mérite un minimum d’égards : une immatriculation en tant qu’employé pour bénéficier d’accompagnement social en cas d’accident professionnel, de décès et surtout pour la protection sociale des ayants-droit. C’est ce que les inspecteurs du travail des sociétés de prévoyance sociale se sont attelés à expliquer aux journalistes, durant ces deux jours.

La dizaine de communications a porté sur le système de prévention des risques professionnels et le rappel de l’importance de la protection sociale par l’affiliation aux sociétés d’État en charge de la question. Ce sont la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO).

Les agents de ces sociétés ont alors rappelé les dispositions règlementaires obligeant les entreprises à déclarer leurs employés auprès des structures habilitées et à leur assurer des conditions de travail sécurisées. Il s’agit entre autres de « la convention de l’Organisation internationale du travail (OIT) ratifiée par le Burkina Faso et les articles 18, 20 et 26 de la Constitution du 2 juin 1991 », selon Abdoul Karim Ouédraogo, l’un des communicateurs à cet atelier de formation.

De 2017 à 2018, le nombre d’employés immatriculés est passé de 398 591 à 426 027. Même si le nombre d’employés immatriculés va croissant, Bourahima Kouraogo, chef de service d’immatriculation de la Direction régionale du Centre de la CNSS, estime que la non-déclaration des employés reste un phénomène dans les entreprises. Pour preuve, il indique un taux de couverture de protection sociale de l’ordre de 10% des Burkinabè. Il a donc appelé les acteurs à se soumettre aux dispositions réglementaires.

Une vue des présentations

Les accidents et maladies professionnels, une réalité

6 361 cas de maladies et d’accidents professionnels ont été recensés entre 2014 et 2016, avec un coût global de prise en charge de plus de trois milliards de francs CFA, selon les statistiques recensées par la CNSS et la CARFO.

Au regard des risques que cette situation présente pour le travailleur et les entreprises, la CNSS et la CARFO rappellent la convention de l’OIT et les normes nationales obligeant l’employeur à déclarer systématiquement ses employés dès l’embauche.

Aussi, elles ont insisté sur la nécessité pour les employeurs d’informer les sociétés de prévoyance sociale en cas d’accident ou de maladie professionnelle, dans les délais requis : à la CNSS pour le secteur privé et à la CARFO pour les fonctionnaires, les militaires et les magistrats. De ce fait, l’accident ou la maladie professionnelle est défini comme celui intervenu par le fait ou à l’occasion du travail.

Pour l’instant, le système de protection sociale en vigueur au Burkina Faso offre des prestations sociales aux travailleurs sur la base de la cotisation des adhérents. Ces prestations concernent les cas de réparation en cas d’accident ou de maladie, les allocations familiales et la pension de la retraite.

Mariam Ouédraogo

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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