Modernisation de l’état civil: Le HCR et la DGMEC soutiennent iCivil

141

Les visites à la plateforme « Made in Burkina Faso », iCivil, se succèdent depuis son expérimentation au Burkina en 2015. L’organe onusien en charge de la protection des réfugiés s’y intéresse. Une délégation du HCR était à la maternité SCHIPHRA et à la Mairie centrale de Ouagadougou ce 16 août 2018.

Le Directeur régional de l’UNFPA/Afrique de l’Ouest et du Centre, en visite au Burkina Faso en mai 2017 réitérait l’engagement de l’UNFPA et de l’ensemble du système des Nations Unies à continuer à accompagner le pays dans ses efforts de développement, mais également à pousser toutes les mesures qui doivent être mises en place pour accompagner les start-ups.

« Chose promise, chose due », dit-on. En effet, à l’instar de l’intérêt que portent l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), l’UNFPA et l’UNICEF à la solution technologique « iCivil », le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) y voit une aubaine pour tous les Etats du monde afin d’éradiquer l’apatridie.

L’organe onusien chargé notamment de protéger les droits des réfugiés a visité la plateforme, en test depuis août 2015, à la maternité SCHIPHRA ce jeudi 16 août 2018 à Ouagadougou. Pour l’heure, 3.170 naissances ont été déclarées dans le cadre de l’expérimentation de cette solution intégrée dans une dizaine de maternités.

Sensibiliser les populations, rassurer les donateurs et convaincre les décideurs…

« Depuis février 2015, le HCR a lancé une campagne de lutte contre l’apatridie qui va se terminer en 2024. Donc, d’ici à 2024, tous les Etats sont supposés avoir résolu tous les problèmes qui amènent les gens à ne pas avoir des papiers. En Afrique de l’Ouest, il y a environ un million de personnes qui n’ont pas d’actes de naissance ou alors la loi leur interdit d’avoir des certificats de nationalité. Donc, on est venu voir comment le système iCivil marche », a expliqué Ioli Kimyaci, au nom du HCR Burkina Faso.

Modernisation de l’état civil: Le HCR et la DGMEC soutiennent iCivil

Elle a promis entre autres de sensibiliser les populations, rassurer les donateurs et convaincre les décideurs sur l’intégration de la solution dans le système d’état civil au Burkina et ailleurs. Le HCR n’est pas la seule structure tombée sous le charme de la solution d’enregistrement par SMS des naissances et autres faits d’état civil.

Le soutien de la DGMEC…

Une équipe de la Direction générale de la modernisation de l’état civil (DGMEC) et une délégation du ministère de l’administration territoriale étaient aussi présentes à SCHIPHRA et à la Mairie centrale de Ouagadougou.

« L’accent est mis sur la modernisation de l’état civil au niveau du ministère de l’administration territoriale. Qui dit modernisation parle d’outils, d’équipements et d’infrastructures. Nous sommes dans cette dynamique. Et nous avons cette chance d’avoir un compatriote qui innove, qui apporte des solutions pour nous permettre de déclarer le maximum d’enfants », a salué le premier responsable de la DGMEC, Maxime Bouda.

Il dit être venu ce matin pour apporter soutien et accompagnement à la solution iCivil. « Nous allons poursuivre les concertations avec les concepteurs de la plateforme pour voir comment l’Etat, avec l’accompagnement des partenaires techniques et financiers, peut permettre à tous les Burkinabè d’être déclarés à la naissance automatiquement. C’est un droit universel et nous devons aller vers cela. Il y va du développement du Burkina Faso », a lancé M. Bouda.

Comment iCivil fonctionne ? Lire ici

Noufou KINDO

Burkina 24

Votre commentaire sur ce sujet

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Burkina24.com