Modernisation de l’économie burkinabè : Zoom sur la technologie chaosmétrique

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L’une des missions de la technologie dite « chaosmétrique » est de mettre en confiance tous les Etats et les aider à accélérer la structuration et la modernisation de leurs économies. La chaosmétrie est une technologie développée par l’entreprise française « Prooftag ». Elle s’appuie simultanément sur des processus imprévisibles par l’être humain issus du chaos de la matière et sur les technologies numériques les plus avancées. Différentes administrations burkinabè utilisent déjà à travers divers projets cette technologie qui prévoit conduire inexorablement vers une société juste, moderne et particulièrement à l’ère du numérique.

Ce qui est en train de se passer au Burkina Faso, il faut l’admettre, pourrait bien faire école sur le continent africain et porter les germes d’un formidable accélérateur de croissance.

Modernisation de l’économie burkinabè : Zoom sur la technologie chaosmétrique
Aperçu d’une carte professionnelle de commerçant.

Sur le terrain, administrations et acteurs économiques déclarés sont unanimes sur l’efficacité de la solution chaosmétrique qui apporte une confiance certaine en écartant les fraudeurs patentés qui brouillent le climat des affaires et dissuadent les investisseurs.

A deux reprises, les technologies chaosmétriques (relevant du chaos et non de la volonté des Hommes) ont été choisies dans plusieurs administrations burkinabè pour des projets différents mais visant conjointement à construire un Burkina économique de demain.

Que revêt la technologie chaosmétrique ?

Le FiberTag, le Code à Bulles et le Ramdot sont des empreintes chaotiques physiques 3D toujours uniques et imprévisibles décidées par la nature et non par l’homme. Elles visent entre autres à protéger les marques, sécuriser les documents, moderniser la gestion des fichiers en établissant le lien incassable entre le monde physique et le monde numérique.

Dans un monde globalisé et numérique, l’accroissement constant des flux d’information, de produits et de personnes accroît le besoin de solutions d’authentification infalsifiables et faciles à contrôler. Seules les technologies de sécurité chaotiques telles que le Code à Bulles™ où la main de l’Homme est exclue du processus de génération peuvent apporter une réponse pérenne aux problèmes de contrefaçon et de falsification.

D’après les experts, les technologies classiques de sécurité sont produites en masse et donc reproductibles en masse. Seules les technologies ne pouvant être reproduites par leurs propres fabricants offrent l’assurance d’une protection efficace contre la contrefaçon.

Modernisation de l’économie burkinabè : Zoom sur la technologie chaosmétrique
Spécimen Prooftag

A l’instar de la biométrie qui identifie les êtres humains par leurs caractéristiques physiques, la chaosmétrie s’appuie sur l’enregistrement d’éléments physiques non « clonables » pour créer un élément d’authentification mesurable sérialisé.

La théorie du chaos étudie le comportement de systèmes dynamiques très sensibles aux conditions initiales. Pour ce qui concerne un code à bulles, d’infimes variations de ces conditions d’apparitions engendrent une constellation de bulles finales non prédictibles. Le comportement chaotique peut être observé dans de nombreux systèmes naturels. Dans ces systèmes, l’intervention humaine influe sur le résultat mais ne peut forcer un résultat déterminé.

La chaosmétrie permet de mesurer chacun des états stables résultant d’un chaos et de se servir de cette mesure physique en l’associant à un objet ou document pour générer des signatures qui font le lien avec le monde numérique. A l’heure de la « blockchain », c’est probablement le chaînon manquant.

La chaosmétrie déjà utilisée au Burkina Faso…

Après collecte de témoignages d’acteurs de différentes administrations utilisatrices de la nouvelle donne, les acteurs reconnaissent que cette technologie contribuera durablement au développement économique et social du pays et même de l’Afrique.

A écouter Moussa Traoré, Directeur de la facilitation des affaires à la Maison de l’entreprise du Burkina Faso (MEBF), ladite entreprise se préoccupait de la sécurisation des documents notamment administratifs, commerciaux  et financiers.

« Nous étions donc à la recherche d’une meilleure technologie qui peut vraiment garantir la sécurité des documents et lutter efficacement contre la falsification et la contrefaçon. C’est dans ce sens que la Maison de l’entreprise a pris connaissance du système chaosmétrique développé par une entreprise française Prooftag », confie-t-il.

Convaincu que personne ne peut contourner la sécurité mise en place par la chaosmétrie même ceux qui ont découvert le processus, le gouvernement, en associant la Maison de l’entreprise, a donc décidé, avec l’appui de la Banque mondiale, d’attribuer à chaque acteur économique une carte d’identification numérique professionnelle ultra sécurisée. « La carte professionnelle de commerçant a contribué déjà à améliorer le climat des affaires au Burkina Faso », affirme Moussa Traoré.

Une expertise chinoise a conclu que la technologie est fiable…

Selon son collègue, Yacouba Sow, Responsable Informatique à la Maison de l’entreprise, en cas de vol ou de perte de la carte, il a une possibilité d’inscrire le message qui doit être délivré au document frauduleux. Par ailleurs, à titre d’exemple, à en croire l’informaticien, le système peut être utilisé pour sécuriser efficacement les bidons d’eau, les diplômes, les permis de conduire, etc.

« Au niveau de la Direction générale des impôts (DGI), des dispositions sont prises afin que le contribuable ou l’opérateur technique lui-même puisse contrôler la facture que son partenaire économique lui délivre », explique le Chef de service de la gestion facture normalisée à la DGI, Auguste Okoko.

« Au-delà d’être un instrument de lutte contre la fraude, a reconnu Abel Séglaro Somé, Secrétaire général du ministère de l’économie, la facture normalisée (ainsi sécurisée) est un instrument de modernisation de notre économie et de sécurisation des transactions commerciales ».

Selon Clément Kaiser de l’entreprise Prooftag, une expertise chinoise a conclu que la « technologie est fiable d’autant plus que même les Chinois n’ont pas réussi à reproduire la solution dite chaosmétrique ».

Une technologie robuste offerte par la nature…

Spécialiste de la fraude documentaire et passionné des nouvelles technologies, Adama Sawadogo est le concepteur et l’architecte de ICIVIL, la solution d’enregistrement des naissances. Il fait savoir que c’est dans le cadre d’une étude exhaustive des technologies disponibles de par le monde, en vue d’architecturer un état civil numérique pour l’Afrique, tout en contournant les obstacles historiques de l’enregistrement des faits d’état civil que le choix du « Code à bulles » s’est imposé à lui.

« La propriété fondamentale d’un Code à bulles est en effet son unicité absolue et son impossibilité de reproduction. Le Code à Bulles, code unique et aléatoire issu d’un chaos manufacturé vient garantir l’inviolabilité du système et permet d’enregistrer jusqu’à 10160 citoyens. Chaque citoyen se voit remettre un identifiant unique (à vie) qui est hors de la manipulation de l’homme et dont la durée de conservation est supérieure à un siècle », note le spécialiste de la fraude documentaire.

De plus, ajoute-il, cette technologie évolutive, contrôlable au moyen d’outils simples, universels et irréfutables est interprétable par la culture africaine.

« C’est ainsi que grâce à cette technologie offerte par la nature, robuste et connectable au numérique, 100% résistante à la contrefaçon et à la falsification, que la solution ICIVIL se retrouve être l’unique solution technologique au monde dans le segment de l’enregistrement des naissances, avec respect scrupuleux de toutes les contraintes technico-juridiques.

Une grande opportunité pour les Etats africains du fait que la maîtrise des registres d’état civil ouvre la voie à toutes les applications qui en dépendent : carte d’identité, santé, fiscalité, accès aux services publics en ligne, transports, élections, éducation, titres fonciers, etc. », foi de Adama Sawadogo.

Noufou KINDO

Burkina 24

Burkina24.com