Mini rizerie de Gaoua : Un outil pour booster la filière riz dans le Sud-ouest

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Grâce à l’accompagnement financier de la coopération allemande à travers la GIZ, la région du Sud-ouest bénéficie d’une mini rizerie. Basée à Sampoli (Gaoua), village situé à quelques kilomètres de Gaoua, elle a été inaugurée le 9 mai 2017. C’est Salif Ouattara, Secrétaire Général de la Région,  qui a procédé au lancement de cette unité en présence des populations, autorités et producteurs.

Cette « Mini Rizerie » installée à Gaoua est un ouf de soulagement pour les producteurs de riz de la région du Sud-ouest. Première du genre dans la région, elle permettra aux producteurs d’écouler facilement leurs productions. En plus des facilités accordées aux producteurs, la mini rizerie va créer plus de  88 nouveaux emplois au profit des jeunes et femmes.

C’est le fruit du partenariat public-privé entre l’entreprise locale Agro Eco-Business(AEB) et le Projet Centres d’Innovation Vertes(ProCIV) de la coopération allemande GIZ. Le promoteur Naondomon Palenfo supportera plus de 50% du coût lié à ce projet commun qui va durer 3 ans avec une enveloppe financière de 100 000 euros.

Il s’agit de la première unité de transformation professionnelle de riz à Gaoua. Elle produit la première variété de riz parfumé homologuée en Afrique de l’Ouest appelée « Orylux 6 ». C’est un riz qui correspond aux préférences des consommateurs pour son parfum naturel, sa blancheur, sa texture et sa facilité de cuisson. Environ 770 tonnes sont déjà mises sur le marché du Sud-Ouest chaque année.

Mini rizerie de Gaoua : Un outil pour booster la filière riz dans le Sud-ouest

Katy Schroeder, la Coordonnatrice du Projet Centres d’Innovation Vertes(ProCIV) compte soutenir les actions de l’entreprise locale Agro Eco-Business(AEB).  Cela viendra dynamiser le secteur rizicole de la région du Sud-Ouest qui rencontre des difficultés, a-t-elle souligné. Selon Naondomon Palenfo, promoteur de la rizerie, certains producteurs étaient obligés de se diriger vers le Ghana pour échanger le riz  produit contre du sorgho entrant dans la préparation du dolo, dans l’espoir de rentabiliser leur production.

La cérémonie a enfin été marquée par une présentation de l’unité mobile de nettoyage et calibrage de semences et également une démonstration de séchage de riz avec une machine qui fonctionne à base d’énergie solaire.

Mathieu DA

Correspondant de Burkina24 à Gaoua

Burkina24.com