Médias et sécurité : Un programme d’urgence lancé par le CSC

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Après deux mois de rencontres d’échanges initiées par le Conseil supérieur de la communication  (CSC) avec les forces de la défense et de sécurité et des journalistes sur le traitement de l’information liée à la question sécuritaire du pays, un programme d’urgence « Médias et sécurité » a été élaboré. Visant à apporter des réponses aux préoccupations soulevées par les médias et les FDS, il a été lancé ce vendredi 21 avril 2017.

Les difficultés d’accès à l’information auprès des forces de défense et de sécurité, le manque de formation des journalistes, la diffusion par les médias d’informations non vérifiées figure au nombre des manquements soulignés par le CSC lors des rencontres avec les journalistes et les forces de défense et de sécurité. D’où l’élaboration d’un programme d’urgence « Médias et sécurité » inspiré des recommandations issues des échanges avec les différentes parties.

Par ce programme, le CSC entend faire jouer aux médias leur partition dans la lutte contre l’insécurité, trouver un consensus dans le traitement de l’information dans le contexte sécuritaire actuel, susciter chez le citoyen les réflexes appropriés et favoriser une synergie d’action entre journalistes et forces de défense et de sécurité.

Médias et sécurité : Un programme d’urgence lancé par le CSC
Une vue de la salle lors de la cérémonie de lancement du programme d’urgence médias et sécurité par le CSC

« Comment concilier le droit à l’information et la protection des intérêts de la république ? Comment faire pour éviter de servir la cause des terroristes dans un environnement médiatique occupé par les réseaux sociaux ? Comment éviter les pièges des rumeurs et de la désinformation ? Comment collaborer avec les FDS sur le terrain ? ». Ce sont autant de questions que souligne Domontoa Jean Paul Toé, directeur général de l’Observatoire des médias et des études du CSC et auxquelles le programme devrait répondre en trois volets dont la formation des journalistes des 13 régions du Burkina sur le traitement de l’information à caractère stratégique.

Outre la formation, il y aura également la diffusion de microprogrammes de sensibilisation destinés aux journalistes, web- activistes et au grand public et  la régulation de proximité qui consiste à mettre en place un dispositif spécifique pour collecter les manquements pour les transmettre  par voie électronique à l’ensemble des médias en vue de susciter une prise de conscience.

Le ministre de la sécurité intérieure, parrain de la cérémonie de lancement, Simon Compaoré, conquis par la pertinence du programme, assure que son département et celui de la défense et des anciens combattants, ne ménageront aucun effort pour soutenir sa mise en œuvre.

A terme, ce dispositif devra permettre l’élaboration et l’édition d’un guide sur le traitement de l’information liée aux questions sécuritaires.

Revelyn SOME

Burkina24

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