Mathias Ouédraogo : « Blaise Compaoré reviendra »

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Les jeunes du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) estiment que le présent gouvernement burkinabè, qualifié de « mouta mouta » veut « balayer les acquis du Président Blaise Compaoré ». Par la voix de Mathias Ouédraogo, Coordonnateur national des organisations des jeunes du CDP, ils disent constater que le gouvernement veut « coûte que coûte étouffer toute action qui met à nu leur incapacité de gestion ».

Dans le cadre d’une conférence de presse, les jeunes du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) ont condamné, le mercredi 11 octobre 2017, l’annulation du meeting du Cadre d’expression démocratique (CED) et l’agression de Thibault Nana « pour avoir exprimé son opinion sur le retour de Blaise Compaoré ». Pour ce qui concerne l’affaire Thibault Nana, les jeunes du CDP souhaitent que la justice s’en saisisse.

De ces deux faits, Mathias Ouédraogo conclut que c’est un recul démocratique, « la démocratie burkinabè est en panne, dit-il. Le régime en place tire à boulets rouges sur toute organisation qui veut déclarer l’incapacité du gouvernement ». Pour  le Coordonnateur national des organisations des jeunes du CDP, en sus de l’insécurité, le régime Kaboré manque à un autre serment, « celui de la liberté d’expression ». Et en rapport avec la situation politique, Mathias Ouédraogo indique qu’elle « fait insomnier et inquiète ».

En plus des sujets susmentionnés, les jeunes du CDP ont annoncé le retour prochain de Blaise Compaoré, sans pour autant préciser de date. « Blaise Compaoré reviendra, c’est sûr car il est, reste et restera à jamais un citoyen burkinabè (…). Tôt ou tard, le président Blaise Compaoré, s’il le souhaite, sera parmi nous et nous lui témoignerons notre fierté », a avancé Mathias Ouédraogo avant de concéder que « 2014 était une erreur ».

La question de la liberté provisoire de Djibrill Bassolé s’est invitée au débat. A ce propos, le Coordonnateur national des organisations des jeunes du CDP, Mathias Ouédraogo, affirme avoir du respect pour les institutions de la république. « La justice est indépendante. Aujourd’hui, la justice a fait son travail. Seulement, ce qu’on déplore, après une décision de justice, on voit une main politique qui veut s’ingérer », a commenté Mathias Ouédraogo.

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

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