Manuella Coulibaly : «Tout le monde n’est pas fait pour être dans un bureau»

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Marqueteur de formation, Manuella Flore Awa Coulibaly pour sa passion pour les perles est aujourd’hui  designer de bijoux de perles depuis presque deux ans. Un métier qu’elle a appris lors d’un séjour à Lomé. Burkina24 lui a accordé une interview le jeudi 1er mars 2018.

Burkina24 (B24) : Comment Manuella est arrivée dans le domaine de designer de bijoux de perles ?

Manuella Flore Awa Coulibaly (Manuella) : Je suis arrivée dans ce métier de manière fortuite. C’est lors d’un voyage à Lomé  au Togo, dans mes promenades, que j’ai aperçu une boutique où on vend des colliers et on donne des formations pour leur confection. Je me suis approchée, prendre des renseignements et je me suis formée pour le plaisir et voilà, c’est parti.

B24 : Qu’est-ce que Manuella produit ?

Manuella : Je fabrique essentiellement des bijoux, des bracelets, des boucles d’oreilles en perle et je fais aussi des accessoires en pagnes.

B24 : D’où vient l’inspiration de Manuella ?

Manuella : Mon inspiration ? Tout dépend de la formation que j’ai reçue. J’ai fait une formation de base. Et à travers mes recherches sur ce qui se fait à l’extérieur, j’arrive à produire ces accessoires qui illuminent la beauté.

B24 : Du 9 au 12 février 2018, Wendé Fashion désigne a organisé la première foire des accessoires et perles. Avez-vous participé à cet évènement ?

Manuella : Non je n’ai pas participé à cet évènement car je devais effectuer un voyage hors du pays. Mais j’ai participé à certains évènements comme Miss Burkina  où j’ai été partenaire en 2017  en sublimant les miss à travers les colliers qu’elles portent. Cette année, je suis encore partenaire. Et j’ai participé à certains défilés comme  celui de Iprotex et Cherif confection.

B24 : L’accessoiriste peut-il vivre de son art ?

Manuella : Oui, mais il faut que l’art soit sa passion. Quand on est passionné de quelque chose, l’argent ne devient plus une priorité. Je ne vais pas vous le cacher, c’est un métier assez difficile et ça demande  assez de temps et de l’implication car on peut faire souvent deux jours sur un collier. C’est quelque chose que tu ne peux pas associer à un autre boulot.

Je peux dire que ça nourrit son homme car je ne vis que de ça en plus des formations que je donne. D’ailleurs, j’ai une formation  du 3 au 4 mars 2018 d’un coup de 35.000 F CFA par personne (formation et matériel y compris). Le coût se justifie par le matériel utilisé car j’importe mes perles du Nigeria. 

B24 : Combien coûtent vos accessoires ?

Manuella : Les colliers n’ont pas de prix fixe. Tout dépend des modèles et des perles utilisés et du temps mis. Il y a souvent la qualité des perles qui compte, du coût. Les prix se fixent en fonction des modèles.

B24 : Quel est votre mot de la fin ?

Manuella : Juste interpeller les parents à encourager les  enfants dans ce qu’ils aiment car on ne sait pas où peut nous conduire la passion d’un enfant car demain, ça peut être porteur pour la personne et l’aider à trouver sa voie.

Tout le monde n’est pas fait pour être dans un bureau. De nos jours, avec le taux de chômage qu’il y a, il faut que chacun trouve son domaine d’activité pour essayer  d’améliorer et exceller. Si on adore ce qu’on fait et on essaie de faire du mieux que l’on peut, on peut réussir sans souci.

Propos recueillis par Saly OUATTARA

Burkina24

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