Manifestation sur la voie publique: Des acteurs de la société civile sensibilisés

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Le ministère en charge des droits humains et de la promotion civique, a organisé, les 23 et 24 octobre 2018 à Ziniaré, un atelier sur les textes relatifs à la liberté de manifestation au profit des représentants des organisations de la société civile de la région du Plateau central.

«Faire connaître les textes relatifs à la liberté de manifestation dans la voie publique par les Organisations de la société civile (OSC ». Tel était l’objectif visé par cet atelier de Ziniaré. Ainsi, pendant deux jours de travaux, les 25 participants se sont familiarisés aux textes relatifs à la liberté de manifester, au respect de la règlementation relative à la liberté de réunion et de manifester sur la voie publique. En effet, des communications ont été présentées aux participants avec des thèmes tels que :   le civisme et la citoyenneté : les notions et les implications du civisme et de la citoyenneté, les textes relatifs aux manifestations sur la voie publique et la liberté de manifestation face aux impératifs de respect de l’ordre public au Burkina Faso. Dans sa communication, la directrice régionale des droits humains du Plateau central, Albertine Ouédraogo, s’est focalisée sur les causes, les conséquences de l’incivisme et a proposé des solutions. Selon Mme Ouédraogo, les causes de l’incivisme au Burkina Faso sont nombreuses. « On peut noter entre autres, la démission des parents vis-à-vis de l’éducation de leurs enfants, le manque de repères solides chez les jeunes et le déficit de communication entre les acteurs de l’éducation. Tout cela crée des conséquences tant sur le plan éducatif que sur le plan social, créant une baisse du niveau de l’éducation et l’absence de paix dans le pays à tous les niveaux », a-t-elle relevé. Pour y remédier, la communicatrice a proposé, la réinstauration de l’éducation civique et morale dans tous les ordres d’enseignement, l’appropriation de la communication non-violente et la bonne écoute afin de pouvoir inculquer le savoir-être aux apprenants et la prise de conscience des obligations induites par la qualité de citoyen. Conseillère en droits humains, Korotimi Kaboré a indiqué aux participants que l’acte de vandalisme est le fait d’endommager, de détruire, de dégrader ou de détériorer volontairement un bien appartenant à autrui lors des manifestations sur la voie publique. Elle a par ailleurs souligné que le vandalisme est puni d’une peine d’emprisonnement de un an à trois ans et d’une amende de 300 000 à 2 000 000 F CFA. La liberté de manifestation face aux impératifs de respect de l’ordre public au Burkina Faso, a été le dernier thème abordé avec les participants par Abel Macaire Marcel Ouédraogo, commissaire principal de police. « Les manifestations sur la voie publique ne peuvent se prolonger au-delà de 23 heures. L’une des conditions incombant aux organisateurs d’une manifestation est de faire connaître l’identité complète des trois principaux organisateurs, le jour et l’heure de la manifestation, son objet ainsi que l’itinéraire prévu pour le cortège ou le défilé  et la déclaration doit être faite au moins 72 heures ouvrables avant la date du rassemblement » a précisé M. Ouédraogo. Cet atelier s’inscrit dans le cadre du programme de travail annuel 2018 du ministère et vise à sensibiliser les organisations de la société civile au civisme et à la citoyenneté dans les régions du Plateau central, du Centre-Ouest et du Sahel.

Abdias Cyprien SAWADOGO
Elodie N HEMA/PODA

(Collaboratrice)

sidwaya.bf