Lutte contre le paludisme : Les résultats du Burkina lui valent les faveurs de l’administration Trump

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Le Burkina Faso, désigné le 21 septembre 2017 comme « pays prioritaire » de l’Initiative présidentielle contre le paludisme (PMI), voit diminuer le gap du besoin financier existant de 2,6 milliards de dollar US. La contribution des USA dans la réduction des consultations et décès liés à la malaria passe de 8,4 milliards de F CFA en 2017 à 14,6 milliards de F CFA en 2018.

Le paludisme au Burkina, c’est 43, 38% des motifs de consultation, 44,63% des motifs d’hospitalisation et 21,84% des causes de décès. Conséquence, note Nicolas Meda, ministre de la santé, « toute notre population est donc à risque ». Un risque qui demeure grand malgré le niveau d’accroissement « sans précédent des financements » et à l’ajustement apporté par l’Initiative « Faire reculer le paludisme » de la fondation Bill et Melinda Gates et l’OMS. Le gap est chiffré à 2,6 milliards de dollars US depuis 2011 et ce jusqu’à 2020.

Avant l’annonce du 21 septembre 2017, le Burkina bénéficiait déjà depuis 2009 de l’appui des Etats Unis à travers l’U.S. President’s Malaria Initiative (PMI) pour faire face à cette maladie qui demeure « un problème de santé publique au Burkina ». PMI, c’est une vision à long terme d’un monde sans paludisme par l’engagement avec les pays bénéficiaires à réduire la mortalité du paludisme de 40% et la morbidité palustre de 33% d’ici à fin 2020. L’apport financier au ministère de la santé a permis de ramener les chiffres de mortalité liés au paludisme de 9 024 décès en 2010 à 3 974 en 2016.

Selon les explications de David K. Young, Premier conseiller et chargé d’affaires à l’ambassade américaine, c’est «fort de ces résultats encourageants » que l’administration Trump et le Congrès américain ont décidé de renforcer le soutien au Burkina Faso. Le pays a en effet été désigné lors des dernières assises de l’Assemblée générale des Nations Unies comme « pays prioritaire pour le financement du paludisme ».

Ainsi, l’appui financier au programme national de lutte contre le paludisme va passer de 8,4 milliards de F CFA en 2017 à près de 14,6 milliards de F CFA en 2018. « A travers PMI, le Burkina Faso va acquérir des tests de diagnostic rapide, de traitements combinés à base d’artémisinine (ACT), de traitements pour la mise en œuvre de la chimio-prévention du paludisme saisonnier dans au moins 12 districts sanitaires et des moustiquaires pour la distribution de routine », a détaillé David K. Young.

Pour une meilleure gestion de l’aide, il sera procédé au renforcement des capacités du personnel de santé et du PNLP. De quoi se réjouir pour le chef du département : « L’accord de financement de PMI au Burkina Faso, pour le ministre de la santé, est une opportunité pour renforcer la coopération et partager des expériences et bonnes pratiques en matière de lutte contre le paludisme ».

Il n’en faut pas plus au Premier conseiller David K. Young pour se référer au proverbe qui dit : « la termitière est le fruit des efforts conjugués ». En rappel, lancée en 2005 par le Président George W. Bush, l’initiative présidentielle contre le paludisme est un programme dirigé par l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) et mis en œuvre par le Centre américain pour le contrôle des maladies (CDC).

Oui KOETA

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