Lutte contre le chômage : Le Centre associatif de formation professionnelle (CIAPEES) livre la promotion « Damo Justin Barro »

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Lutte contre le chômage : Le Centre associatif de formation professionnelle (CIAPEES) livre la promotion « Damo Justin Barro »

Face au problème d’emploi des jeunes, de plus en plus crucial au fil des ans, des initiatives privées ne manquent pas pour essayer de minimiser ce phénomène social. D’où la création en 2016 du Centre international d’apprentissage, de perfectionnement, d’entreprenariat et d’expertise des services (CIAPEES) dont la première promotion, forte de 25 impétrants, et dénommée promotion « Défis/ Damo Justin Barro », est sortie le samedi, 19 octobre 2019 à Ouagadougou, au cours d’une cérémonie qui a enregistré la présence de nombreux responsables et représentants d’institutions publiques.

« La non-résolution du chômage des jeunes a pour conséquence l’accentuation de leur pauvreté, le recul de leur santé et l’instabilité politique : les exemples ne manquent pas, vu les révolutions arabes modernes, l’insurrection populaire de notre pays et le terrorisme qui, souvent, utilise la jeunesse désœuvrée comme lit », a contextualisé le directeur exécutif du Centre international d’apprentissage, de perfectionnement, d’entreprenariat et d’expertise des services (CIAPEES), Lassané Nacoulma. C’est dans cet environnement difficile que la structure a décidé de relever le défi de l’emploi, en apportant un plus aux formations scolaires, académiques et universitaires de base que ces jeunes ont reçues ; le diplôme ne suffisant plus, à son avis, pour trouver un emploi.


La formation dont a bénéficié cette cohorte, dénommée promotion « Défis/ Damo Justin Barro », se veut donc riche de leçons tirées de ces réalités pratiques.

« Ils (apprenants) ont allié tronc commun pour une mise à niveau et des matières spécifiques pour renforcer leurs compétences », explique le premier responsable du CIAPEES, M. Nacoulma.


« Cette promotion, nous l’avons baptisée ‘‘Défis/Damo Justin Baro’’ au regard des défis qu’elle va relever avec le soutien de son parrain. Damo Justin Baro est l’homme que Thomas Sankara avait nommé ministre de l’Economie et des Finances, qui fut fonctionnaire international au Fonds monétaire international, à la Banque mondiale, un des pionniers de la création de l’actuelle ENAREF, de l’actuelle Commission de l’UEMOA, ancien gouverneur de la BCEAO et actuellement administrateur général du Cabinet Gogent International Consulting group, et j’en passe », décrit Lassané Nacoulma, précisant que le parrain s’engage également à accompagner l’insertion professionnelle de ses filleuls.


Une dynamique magnifiée par le président de la cérémonie pour qui, Damo Justin Barro est « une icône » de la finance mondiale. « Aujourd’hui, face au défi actuel de chômage massif au Burkina, nous ne pouvons que féliciter, encourager et soutenir cette nouvelle vision que le CIAPEES entend impulser et propulser dans le système éducatif du Burkina Faso. En effet, former opérationnellement en accéléré, quatre à six mois, et insérer en trouvant du travail pour les apprenants en salariés ou en auto-employabilité fait partie des solutions innovantes dont notre pays a besoin pour faire fléchir fortement la courbe du chômage, et partant, promouvoir son développement socio-économique. C’est pourquoi, nous ne ménagerons aucun effort pour que vous deveniez un des partenaires privilégiés du ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat », a prononcé le représentant du président de l’activité.


Pour lui, les actions du CIAPEES viennent en apport aux efforts du ministère et, partant, du gouvernement. C’est pourquoi, le département s’est engagé à accompagner le CIAPEES dans ses projets de développement pour l’industrialisation, l’emploi et l’entreprenariat des jeunes. « Toute chose qui entre en droite ligne de la mise en œuvre de sa politique sectorielle », se satisfait le mandataire du ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, exhortant les bénéficiaires à cultiver les valeurs qu’incarne leur parrain.


Le représentant du patron, le ministre de la Jeunesse et de la Promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, lui, soutient que toute société en progrès, toute nation en émergence, ne sauraient occulter la question fondamentale de la formation professionnelle et de l’apprentissage ; le développement étant devenu aujourd’hui une affaire de compétences. C’est pourquoi, il a salué ces nouvelles compétences qui sortent du CIAPEES. « Initiative à saluer dans la mesure où c’est à travers la formation qualifiante des jeunes qu’on pourra insuffler une nouvelle dynamique à l’économique nationale », relève-t-il.

Pour cette cérémonie de sortie de sa toute première cohorte de 25 personnes, le CIAPEES n’a pas lésiné sur les personnes-ressources, preuve certainement de la crédibilité dont il jouit. Ainsi, la cérémonie a été présidée par le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat et patronnée par le ministre de la Jeunesse et de la Promotion de l’entrepreneuriat des jeunes. Elle avait comme parrain de promotion, l’administrateur général de Cogent international Consulting group, Damo Justin Baro, et pour co-parrains, le directeur général de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi ; le directeur général du Centre de formation professionnelle régional de Ziniaré ; le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale.


Lancé en mars 2016, le Centre international d’apprentissage, de perfectionnement, d’entreprenariat et d’expertise des services (CIAPEES) est une structure qui entend donc apporter sa contribution par son approche d’incubateur et ses filières de formation orientées emploi, relever les défis actuels de la crise du chômage « massif » pour mieux outiller et accompagner la jeunesse dans son épanouissement de vie professionnelle.

Se positionnant ainsi comme « promoteur de qualité et de bonne gouvernance », le CIAPEES (https://ciapees.org/) intervient dans plusieurs domaines dont la formation professionnelle des diplômés par la formation pratique dans leur domaine de qualification afin d’accroître leur compétence et employabilité, la promotion de l’entreprenariat par l’incubation de projets, le perfectionnement des compétences des travailleurs par la formation continue, la promotion de la qualité des services publics et privés par des études et des conseils, la promotion de la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption par l’expertise.

OHL

Lefaso.net

Source : lefaso.net

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