« Luanda Leaks » : Des révélations mettent en cause la fille de l’ex-président angolais Dos Santos

81
« Luanda Leaks » : Des révélations mettent en  cause la fille de l’ex-président  angolais Dos Santos

Une enquête coordonnée par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) a révélé le 19 janvier 2020 la fuite de plus de 715 000 documents confidentiels due à un célèbre hacker portugais Rui Pinto. Elle concerne Isabel dos Santos, fille de l’ex-chef d’État angolais (José Eduardo dos Santos (1979-2017) et son époux Sindika Dokolo, accusés d’être trempés dans une affaire de détournements massifs de fonds publics à travers la gestion de près de 450 sociétés. Une affaire de malversation financière, de fuite de capitaux, de corruption et de blanchiment d’argent qui pris a le nom de « Luanda Leaks », entrainant le gel des avoirs du couple Isabel dos Santos et Sindika Dokolo et des poursuites judiciaires de l’Etat Angolais.

« Luanda Leaks » met à nu l’accaparement de la société pétrolière angolaise Sonangol par l’héritière Isabel dos Santos. Elle est pointée du doigt pour avoir orchestré la réorganisation de l’entreprise publique à son avantage avant d’en prendre la tête et de continuer à distribuer d’importants contrats de consultance, dont elle tire d’énormes profits. En décembre 2019, ses comptes bancaires avaient été gelés provisoirement par le tribunal provincial de Luanda. Motif : l’Etat angolais a été lésé de plus d’un milliard de dollars par ses agissements.

Dans les « Luanda Leaks », l’enquête menée par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) avec 36 médias internationaux partenaires, plus de 715 000 documents confidentiels ont été révélés, mettant en cause les époux Dos Santos-Dokolo. Une perte de plusieurs millions de dollars pour l’Etat angolais, qui a décidé de saisir les chancelleries des pays paradis fiscaux pour faire revenir ces fonds dans les caisses de l’Etat angolais. Mais les époux Isabel Dos Santos et Sindika Dokolo dénoncent un acharnement politique et judiciaire du nouveau pouvoir angolais.

E.K.S

Lefaso.net

Source : lefaso.net

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici