Liberté provisoire de Bassolé : Les parents des martyrs ne sont pas contents

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Les associations des parents de victimes, des blessés de l’insurrection populaire et du putsch manqué ne sont pas passés par quatre chemins pour marquer leur mécontentement suite aux libertés provisoires rendues par la justice.

Aziz Korogo, Capitaine Dao, Léonce Koné, Salif Kaboré, Colonel Bamba, Luc Adolphe Tiao, Djibrill Bassolé ont tous bénéficié de liberté provisoire, peut-on lire dans la déclaration liminaire des OSC Associations des parents de victimes, des blessés de l’insurrection populaire et le putsch manqué, lors d’une conférence de presse ce 12 octobre 2017. Tout en reconnaissant qu’ils ont trop attendu avant de montrer leur mécontentement, pour eux la goutte d’eau qui a fait déborder le vase c’est la libération de Djibrill Bassolé.

Ils ont également fait remarquer que les juges doivent en partie leur indépendance à leur lutte. « Des juges qui ont obtenu des améliorations salariales significatives et leur indépendance en grande partie grâce à la lutte du peuple dont une partie est tragiquement tombée, s’amusent avec les morts et les blessés de ces événements », ont-elles souligné.

« Ce n’est pas nous qui avons amené Djibrill et les autres qu’on a libérés provisoirement, c’est eux (la justice/ les juges) qui ont travaillé à dire que voilà les personnes qu’on a tamisées, qu’on a trouvé que c’est eux qui sont impliqués et ils les libèrent après. Il n’y a pas d’information, il n’y a rien. C’est donc légitime que nous aussi on parle. Nous allons faire des actions.  Ce que nous demandons, c’est que la justice tranche l’affaire. On n’est pas content de la manière et de la tournure des évènements », a expliqué, Belem Seydou, responsable à la coordination des associations des parents des victimes du coup d’Etat et de l’insurrection et des blessés.

Elles  ont laissé entendre qu’ils marcheront le samedi prochain.

Irmine KINDA

Burkina24

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