L’Etat et les médias, c’est comme la langue et les dents

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Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a offert le mercredi 8 novembre 2017, un dîner aux festivaliers de la 7e édition du Festival international de liberté d’expression et de presse (FILEP).
Entre le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, et le Festival international de liberté d’expression et de presse (FILEP), il y a certainement de la sympathie. En effet, après avoir parrainé plusieurs éditions du festival quand il était président de l’Assemblée nationale burkinabè, le chef de l’Etat a, le 7 novembre 2017, offert un dîner à près de 160 personnes venues de 27 pays africains à la 7e édition du festival. C’était à Ouagadougou, à la résidence de son Haut représentant, Chériff Sy, ancien journaliste. Petits échanges entre le président du Faso et les organisateurs de la FILEP, brèves allocutions, remise d’attestions de reconnaissance et d’hommage, ont été les temps forts  du dîner. Touchés par l’invitation présidentielle, les festivaliers ont, par la voix du Président du comité d’organisation (PCO), Boureima Ouédraogo, salué le « soutien constant » du président du Faso, soutien qui témoigne de la « disponibilité de Roch Marc Christian Kaboré à accompagner les médias et de son attachement à la liberté d’expression ». « C’est une première pour nous, festivaliers d’avoir le président du Faso à nos côtés », s’est réjoui le Président du comité d’organisation. Et de rappeler le thème de l’événement : « Défis sécuritaires en Afrique : rôle et responsabilité des médias », thème qui traduit la volonté du Centre national de presse Norbert -Zongo, initiateur du FILEP, de toujours coller le festival aux réalités du continent. Réalités africaines marquées par l’insécurité et le terrorisme contre lesquels justement, d’après le président du Faso, les médias et l’Etat, c’est comme la langue et les dents, souvent en conflit, sont pourtant obligés d’être et de travailler ensemble. « Nous nous battrons toujours pour que la liberté de presse et d’expression soit respectée », s’est engagé  Roch Marc Christian Kaboré. Le chef de l’Etat a par ailleurs invité  les festivaliers à exercer leur métier avec plus de professionnalisme en vue de contribuer à l’éclosion d’une Afrique nouvelle. Le diner avec le président a été l’occasion  de traduire la reconnaissance à cinq festivaliers qui, en 2015, avaient remarquablement contribué à la résistance héroïque du peuple burkinabè au putsch manqué du 16 septembre. Un coup de force qui avait alors empêché les travaux de la 6e édition de la biennale de la liberté d’expression et de presse. Ce sont Mathata Tsedou d’Afrique du Sud, Zied El Heni de la Tunisie, Stanis N’Kundiyé de la République Démocratique du Congo, Bob Rugurika du Burundi et Hameye Cissé du Mali.
Jean Philibert SOME

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